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Mardi 17 janvier 2012 2 17 /01 /Jan /2012 23:32

Par CGT CH Port-Louis/Riantec - Publié dans : ACTUALITES SYNDICALES
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Mardi 17 janvier 2012 2 17 /01 /Jan /2012 23:18

Suppression de congés payés et de RTT, baisses de salaires : L'UMP jette le masque !

Si l’on en croît les dernières déclarations successives de l’UMP et de certains ministres, les salariés seront les dindons de la crise et vont la payer très largement, alors qu'ils n'ont aucune responsabilité dans celle-ci. Petite revue de détail.



Suppression de congés payés et de RTT, baisses de salaires : L'UMP jette le masque !


Les salariés devraient être les premiers et les plus durement touchés par l’avalanche de propositions/solutions de l’UMP pour sortir la France de la crise. Si nombre d’entre eux ne se sont pas inquiétés outre mesure des implications de la dégradation de la note AAA du pays, il va leur falloir être particulièrement attentifs aux prochaines mesures et « réformes » prônées par le gouvernement et l’UMP. 

Au-delà d’une mesure qui fait consensus comme le chômage partiel, rappelons que les objectifs prioritaires du gouvernement et de l’UMP sont de : supprimer la durée légale du travail ainsi qu’adapter les salaires aux évolutions de l’activité des entreprises. 

Ce qui n’a pas semblé suffire à Luc Chatel qui donnait hier aux salariés un avant-goût de « réformes » complémentaires pour faire face à la crise, à savoir une mise en cause très claire de la cinquième semaine de congés payés. 

Pris semble-t-il au dépourvu, Jean-François Copé, improvisait une réponse évasive : « Pas à ma connaissance » a-t-il répondu, avant de lancer sa propre offensive sur : « (…) le problème des allégements de charges à hauteur de 12 milliards d'euros payés par le contribuable (…) » que représentent : « (…) les RTT (…) au fait que : « (…) aujourd'hui on ne peut plus se le permettre (…) » sans préciser bien entendu que leur suppression ... ne donnerait lieu à aucune contrepartie ! 

Donc travailler plus pour … travailler plus ! Ou plus exactement comme le dit Xavier Bertrand utilisant les traditionnels éléments de langage : « travailler davantage » et … « faire travailler davantage de monde » Ce qui ne manquera pas de vous étonner, puisque si les entreprises peuvent varier le temps de travail à leur guise, pourquoi embaucheraient-elles ? 

Mais, direz-vous, où vont-ils chercher tout ça ? 

Eh bien tout simplement auprès des organisations patronales comme le Medef ou l’Afep pour la mort de la durée légale du travail est un combat idéologique et des think tanks libéraux ou ultra libéraux, proches : Fondation Concorde, Institut Montaigne, Fondapol, ou Ifrap 

Ifrap, dont l'une des propositions pourrait bien être lancée par, dans les jours ou semaines à venir, par un membre du gouvernement ou de l’UMP. En effet, dopés par leurs discours sur la compétitivité, il ne serait pas étonnant de les entendre parler de : la suppression du SMIC universel au profit d’un SMIC par branche proposée par le think tank. 

Ifrap : « (…) La France est le pays où le Smic horaire est le plus élevé, Luxembourg exclu, et le seul qui présente la particularité d’être à la fois fixé par la seule intervention du législateur, sans négociation entre partenaires sociaux, totalement rigide et s’appliquant de façon uniforme à tous les salariés sans distinction d’âge, d’activité ni de région, et révisable de façon automatique (…) » 

Ou bien : Le contrat de travail unique à droits progressifs indispensable selon l'institut Montaigne au fait que : « Le CDI présente aujourd'hui une rigidité inadaptée, compte tenu de la souplesse exigée des entreprises par le marché et de l'évolution souhaitable des carrières professionnelles » 

Il sera d’ailleurs intéressant de comparer les annonces du 18 janvier, avec les propositions des organisations patronales et des think tanks. Afin de voir à quel point ceux-ci auront décidé de notre sort pour les cinq prochaines années à venir, en cas de victoire du Président pas encore candidat, et de l’UMP, en mai prochain. 

A vous d’être vigilants et de ne jamais oublier que le slogan de 2007 : « ensemble tout est possible » reste toujours à l’ordre du jour, pour notre plus grand malheur ! 


Crédit photo 
FlickR CC - Emile Ogez


Lundi 16 Janvier 2012
J-C Slovar
Par CGT CH Port-Louis/Riantec - Publié dans : Actualité Santé/Social
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Lundi 9 janvier 2012 1 09 /01 /Jan /2012 14:54

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L’équipe CGT du Centre Hospitalier de Port-Louis/Riantec

Très chers collègues, l’actualité sociale et économique de l’année 2011 a été riche en événements. Le contexte international, national et local reste difficile et s’aggrave chaque jour. Toutefois, nous souhaitions rester positifs et montrer que nous sommes parvenus, dans l’action, à quelques réussites...

Le tableau reste bien gris mais notre combat quotidien en tant que membres CGT du bureau et des instances, soutenus par vous tous, aura su porter ses fruits à l’ensemble du personnel. Bien sûr, ils ne sont pas nombreux ces fruits et l’on pourrait souhaiter plus, mais tout ce que nous avons pu faire, nous l’avons fait.

Nous voulons donc vous souhaiter à tous, très chers collègues, nos meilleurs vœux, espérer que l’année 2012 commence de la meilleure des manières. Nous comptons sur vous individuellement et collectivement pour les luttes qui s’annoncent et qui seront nombreuses. L’humain étant la mesure de toute chose, c’est bien à la conscience et à la réflexion de chacun que nous en appellerons. Nous espérons donc vous avoir à nos côtés et souhaitons être présents à chaque fois que vous aurez besoin de nous.

Seul(e) on ne peut rien mais ensemble tout devient possible !

 

Cordialement,

Ludovic Bénabès,  Françoise Jaffré,  Jean Marc Simon,

Pascale Burguin, Isabelle Candalh, François Robin, Lydia Dréano

 

Par CGT CH Port-Louis/Riantec - Publié dans : Actualité CGT CH Port-Louis/Riantec
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Jeudi 29 décembre 2011 4 29 /12 /Déc /2011 00:03

Merci et meilleurs vœux 2012

Monsieur le président

Merci et meilleurs vœux 2012 Monsieur le président.


 Je tenais à vous souhaiter, avec tous ceux qui ont bénéficié des biens faits de votre politique, une année 2012 telle que vous l’a mérité. 

 En tout premier lieu, un grand merci de la part des 10 millions de pauvres pour lesquels vous avez été chercher la croissance avec les dents. Merci de la part des milliers de chômeurs supplémentaires et des 250 000 emplois détruits sur notre territoire depuis 2007, date à laquelle, vous avez fait croire qu’il fallait travailler plus pour gagner plus. Merci pour les 200.000 SDF répertoriés à qui vous aviez promis que deux ans après votre élection plus personnes ne dormirait dans la rue. Les femmes et les enfants qui viennent grossir cette statistique, tenaient absolument à vous remercier tout comme les travailleurs sous payés qui dorment dans leur véhicule (Lorsqu’ils en ont un…)

 

 Merci pour la casse du service public (Hôpitaux, école, police etc…) qui, comme vous nous l’avez fait croire, ne sont que des repères de privilégiés en surnombre.

 Merci aussi d’avoir fait crever notre démocratie en vous asseyant, avec vos larbins, sur le vote des citoyens au traité de Lisbonne. Merci surtout pour avoir presque réussi à tuer la vérité en noyautant les médias, la justice, la police et pour vos efforts (jusqu’à présent vains) afin de réserver le même sort à Internet …

 Merci pour toutes ces affaires malhonnêtes qui pourrissent notre république et que vous et vos amis traînez comme des casseroles (Voir liste non exhaustive de notre ami Imhotep). Merci de nommer les juges afin que ceux-ci vous remercient et détournant la tête sur vos méfaits. Merci, au nom des droit de l’homme, d’avoir accueilli sur notre sol tout ou presque de ce qui se fait de mieux comme dictateurs. 

 Merci, bien que vous n’ayez pas été élu pour cela, de casser nos retraite en ayant la géniale idée de faire travailler plus longtemps alors qu’il y a plus de 25% de sans emploi qui ont moins de 25 ans !

 Merci d’avoir pratiqué le communautarisme, diviser pour mieux régner, vous avez excellé dans l’application de cette maxime, le privé contre le public, la religion contre la laïcité, les chômeurs contre les travailleurs, les retraités contre la jeunesse etc... Grâce à vous le pays entiers se déteste et il y règne une ambiance digne des heures les plus sombres de son histoire. Merci pour le FN qui grâce à vos discours a dépassé allègrement la barre des 20%.

 Merci, pour tous les riches qui grâce à vous sont encore plus riche. Merci d’avoir soldé notre pays à la finance et aux esclavagistes. Merci pour la chasse aux salauds de pauvres. Merci de tuer les associations, derniers liens humanistes avec les oubliés, en leurs coupant les subventions etc etc…

 J’en ai certainement oublié et je m’en excuse. Pour tout cela je vous souhaite une excellente année 2012 qui, vu vos moyens et votre absence de conscience, devrait se dérouler à merveille.

      PS : Meilleurs vœux aussi à tous les collabos qui ont courbé la tête et ciré vos pompes pendant ces cinq années avec, cependant, un petit plus à tous ceux qui, et Dieu sait qu’ils sont nombreux, n’ont pas hésité à trahir leurs camps et leurs idées pour y parvenir…

source : Agaravox le média citoyen
Par CGT CH Port-Louis/Riantec
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Mardi 20 décembre 2011 2 20 /12 /Déc /2011 19:18

50 arguments pour rétablir la retraite à 60 ans

Défenseur du droit au départ à la retraite à 60 ans, Gérard Filoche, membre du conseil national du parti socialiste, ancien inspecteur du travail à la retraite, a réagi à la volte-face de François Hollande, qui a annoncé son intention de ne pas revenir à l’âge légal d’avant la loi de Sarkozy/Fillon de novembre 2010.

En réponse à son leader candidat à la présidentielle, avec qui, comme des milliers de militants de base, il est manifestement en désaccord sur la question, Gérard Filoche publie sur son blog « Démocratie et Socialisme » une liste de 50 arguments pour rétablir la retraite à 60 ans.

Comme je l’écrivais dans un article récent, François Hollande s’est bel et bien parjuré, après les engagements pris publiquement pendant les primaires de rétablir le droit à la retraite à 60 ans. Une « trahison » qui motive la montée au créneau de Gérard Filoche, figure emblématique de la défense du droit du travail, au sein du PS.

Hollande : « …on rétablira l’âge légal »

 

Au cours du débat, sur France 2, le 12 octobre dernier, face à Martine Aubry, François Hollande a déclaré :

 

"La première décision que je prendrai sur cette question des retraites, c’est de permettre à ceux qui ont cotisé 41 années et qui ont 60 ans de partir". Ça veut dire qu’on rétablira l’âge légal. Les salariés qui n’ont pas cumulé 41 annuités pourront partir en retraite à 60 ans, mais ils auront une décote".

 

Une position qu’il avait développée en dans le Nouvel Observateur, en novembre 2010 :

« Je considère nécessaire de vider la loi Sarkozy de ses injustices les plus criantes. Ce qui suppose le retour à la liberté de prendre sa retraite à partir de 60 ans. Ne serait-ce que pour ne pas pénaliser ceux qui ont commencé leur carrière à 18 ans ou même avant. (…) Je propose de maintenir un droit. Pas d’imposer une obligation. Nul ne sera obligé de partir à 60 ans. Mais au nom de quoi empêcher un salarié qui n’a pas forcément tous ses trimestres de liquider sa pension plus tôt, quitte à subir une décote ? C’est quand même un choix de vie ! Pourquoi l’interdire ? »

 

François Hollande a par ailleurs approuvé le programme du parti socialiste dans lequel figure le rétablissement du droit au départ à 60 ans.

 

Verdi

 

Lundi 19 décembre 2011

 

« Ce n’est pas possible de ne pas respecter le retour de l’âge de la retraite à 60 ans pour tous…

 

François Hollande a détaillé, sur RTL, ce qu’il envisageait à propos de la retraite à 60 ans en cas de victoire de la gauche en 2012. Elle ne concernerait que les personnes ayant commencé à travailler à 18 ans et disposant déjà de « tous leurs trimestres » pour une retraite à taux plein. Et pour les autres ? « Ceux qui n’ont pas leur durée de cotisation ne le pourront pas », a précisé le candidat du PS remettant en cause ce qui était acquis dans le projet PS. « Il ne l’avait certes pas promis pendant les débats de la primaire socialiste. Mais il n’avait pas non plus contredit Martine Aubry et Ségolène Royal qui prônaient un retour généralisé aux 60 ans », écrit Le Figaro qui se réjouit évidemment : « François Hollande entérine en creux le recul de l’âge légal à 62 ans. Il se contente de proposer une exception supplémentaire. Il élargit, ni plus ni moins, le dispositif « carrières longues ». Instaurée par la réforme Raffarin Fillon de 2003 pour les salariés entrés dans la vie active au plus tard à 16 ans, la mesure a été étendue par Éric Woerth aux personnes ayant commencé leur carrière à 17 ans. Là, c’est à 18 ans. Cela devrait ne concerner que 80.000 à 100.000 hommes et femmes par an (entre 1 nouveau retraité sur 6 et 1 sur 8 environ). « Mais avec un âge légal à 62 ans, ceux qui ont commencé à 18 ans doivent encore travailler 44 ans : notre proposition est une proposition de justice, pas d’idéologie », balbutie Marisol Touraine, chargée de ces questions dans l’équipe de campagne de Hollande. … Pourtant la majorité des jeunes, 7 sur 8, confrontés à 25 % de chômage ne trouvent un CDI qu’à 29 ans, ce qui signifie pour eux une retraite à 70 ans au moins.

 

…C’est juste impossible

 

François Hollande a implicitement admis que la durée de cotisations avait encore vocation à augmenter, parlant sur RTL de « 41 années, voire 42 années de cotisation » (elle est actuellement fixée entre 40,75 ans, pour la génération 1951, et 41,5 ans pour la génération 1955 et les suivantes). Mais c’est impossible alors que les salariés font en moyenne, dans la vie réelle, 35 annuités. Ils sont licenciés, inaptes, malades, au chômage dans 2 cas sur 3 à partir de 55 ans : exiger d’eux 42 annuités, c’est 7 ans de décote ! C’est une véritable agression contre le niveau des retraites : c’est impossible pour la gauche de défendre cela contre 75 % de l’opinion et contre les 8 millions de manifestants de 2010.

 

Sinon, c’est le chômage qui va gagner

 

1. L’âge de la retraite recule ? le chômage avance.

 

2. Il n’y aura pas de recul du chômage de masse record (5 millions) sans réduction du temps de travail.

 

3. C’est un non-sens d’allonger les durées de cotisations (ou de faire faire des heures supplémentaires) quand on a 5 millions de chômeurs.

 

4. L’autre seul résultat c’est que ceux qui ne seront pas en retraite seront inscrits au chômage…

 

5. 2 salariés sur 3 sont au chômage, licenciés, inaptes, malades, autour de 55 ans.

Les jeunes seront aussi pénalisés

 

6. Il y a 25 % de chômeurs parmi les jeunes actifs, pourquoi pousser à ce que les « seniors » travaillent plus, s’il y a une priorité cela doit être pour les jeunes, priorité à la jeunesse !

 

7. 3 jeunes sur 4 ne trouvent un boulot en CDI qu’à partir de 29 ans. 41 annuités c’est la retraite à 70 ans assurée.

 

8. Ceux qui commencent à travailler « tôt » vers 16, 17, 18 ans sont 1 ou 2 jeunes sur 8.

 

9. Et même ceux qui commencent à travailler tôt ont des périodes de chômage qui ne sont pas prises en compte à 100 % dans les annuités.

Un salarié qui a travaillé toute l’année peut avoir moins de 4 trimestres validés si sa rémunération est faible. Ce n’est pas la durée de travail dans l’année qui détermine le nombre de trimestres validés mais le montant des salaires soumis à cotisations retraite. Beaucoup ne parviendront pas à avoir suffisamment de trimestres validés à l’âge de 60 ans, ni probablement d’ailleurs à 62. Puisqu’il faut percevoir un salaire de 1772 € brut pour valider un trimestre. Ce qui veut dire qu’un temps partiel au SMIC travaillant 4 trimestres à l’année n’en valide que 3 !Ainsi, les gens n’ayant pas fait d’études auront le « droit » à la double peine

 

* Contrats précaires et petits salaires dans leur vie active

* Retraites amputées à 67 ans

 

Pensons aux caissières d’hypermarchés. Mais qui les avertit et qui se soucie d’elles ? Le calcul de la retraite imposé par Balladur sur les « 25 meilleures années » est ségrégationniste contre les jeunes et pauvres.

 

C’est la santé des salariés qui est danger

 

10. L’espérance de vie « en bonne santé » selon l’INSEE est de 63 ans pour les hommes et de 64 ans pour les femmes (59 ans pour les ouvriers, 69 ans pour les cadres). Toujours selon l’INSEE, en France, l’espérance de vie en bonne santé pour les hommes a baissé de 2007 à 2008, de 63 à 62,4 ans.

 

11. Entre 55 et 60 ans, 2 maladies sur 3 sont liées au travail, entre 60 et 65 ans, 3 maladies sur 4 sont liées au travail.

 

12. La biologie du corps humain n’a pas changé entre 55 et 65 ans. TOUS les métiers sont pénibles. Physiquement et mentalement. Vous voyez un vieil instituteur de 62 ans devant ses élèves ? Un chauffeur-livreur à 59 ans ? Une femme de service de nettoyage à 61 ans ? Un cadre stressé de 60 ans en compétition avec des « jeunes » cadres ? Et un ouvrier du bâtiment de 55 ans devant son marteau piqueur ?

 

13. La principale maladie professionnelle ce sont les TMS, (troubles musculo squelettiques) elles augmentent de 18 % par an depuis l’an 2000.

 

14. Dix millions de salariés sur 24 ont des métiers pénibles physiquement (horaires atypiques = 5 millions, dont 2,3 de nuit ; port de charges divers = 5 millions) et les autres subissent une pénibilité mentale de plus en plus forte (burn out, suicides, harcèlement, stress, troubles psychosociaux, précarité, surexploitation, un milliard d’heures supplémentaires impayées..).

 

15. Mais ce ne sont plus les « coups de grisou » qui tuent comme il y a un siècle : ce sont les accidents cardiaques et vasculaires. 150 000 accidents cardiaques et 100 000 accidents vasculaires : entre 1/3 et 50 % sont liés au travail.

 

… alors que la fiabilité des prévisions démographiques est contredite par la réalité

 

16. Les prédictions de ceux qui disaient qu’on ne peut payer les retraites pour des raisons démographiques sont toutes tombées à l’eau : ils prévoyaient 350 000 naissances par an à partir de 2000, on a eu 850 000 enfants par an depuis l’an 2000.

 

17 : Il y a un « pic » de retraités entre aujourd’hui et 2036. Ensuite ça retombera jusqu’en 2060 où cela remontera. Il suffit d’ajuster le taux des cotisations en fonction des variations année par année.

 

18 : L’ajustement des cotisations sociales retraites peut se faire en temps réel, d’un an sur l’autre, selon les variations démographiques, directement de ceux qui travaillent à ceux qui sont en retraite. Pas besoin de « placer » de l’argent en courant tous les risques dans des fonds de pension aléatoires que les spéculateurs dilapideront dans les îles Caïman.

 

La durée de cotisation réelle moyenne devrait être la référence

 

19. Pourquoi avoir réduit la durée du travail sur la semaine si c’est pour l’allonger sur la vie ?

 

20. Celui qui prétend allonger la durée de cotisations est impuissant à agir sur le réel : actuellement elle recule depuis 10 ans en pratique vers 36 et vers 35 annuités. Aucune des promesses patronales d’aller à l’inverse pour les « seniors » n’est entrée en pratique.

 

21. Prétendre imposer – sur le papier – 41 ou 42 annuités, le SEUL résultat, puisque la moyenne des salariés ne peut cotiser que 36 ou 35 annuités, c’est 6 ou 7 ans de décote. Comment admettre d’allonger des annuités qui ne seront jamais effectuées et donc baisser les plus petites retraites ?

 

22. Reculer l’âge de départ en retraite à pour seul effet pratique de baisser le niveau des retraites réintroduisant la misère chez les vieux.

 

23. Il faut prendre comme référence le nombre d’années réellement cotisées dans la vie réelle et non pas l’allongement aléatoire de l’espérance de vie.

 

24. Par exemple, si la moyenne réelle des annuités cotisées dans la vie réelle des salariés est de 35 annuités, la référence retenue pour une retraite à taux plein doit être de 35, si elle est de 36 cela doit être 36, si elle monte à 37, cela doit être 37…

 

25. Mais mettre un objectif inatteignable à 41 ou 42 annuités, c’est faire sauter les gens à la perche sans perche, le seul résultat actuel est qu’ils ont une retraite plus basse et non pas qu’ils travaillent plus.

 

26. Depuis 8 ans AUCUNE raison « nouvelle » de repousser l’âge réel de la retraite. Aucun effet d’entraînement dans l’emploi des seniors. Les salariés cotisent MOINS longtemps en moyenne ! 36 annuités seulement ! Pour sortir de la crise, il ne faut pas baisser salaires et retraites mais les augmenter !

 

27. Raison de plus pour ne pas prendre l’espérance de vie comme référence, c’est trop aléatoire : l’espérance de vie régresse aux Etats-Unis depuis plusieurs années, elle régresse aussi depuis trois ans en Allemagne. Travailler plus longtemps vous mourrez plus tôt.

 

Des conditions bien plus dures que dans le reste de l’Europe

 

28. En Allemagne, en Italie, en Espagne, c’est 35 annuités pourquoi 41 ou 42 ici ? Sarkozy a fait la pire réforme contre le droit à la retraite de toute l’Europe.

 

29. En Allemagne, la droite veut fixer les départs à 67 ans, mais en 2029… c’est remis en cause par les syndicats qui l’avaient, hélas, signé parce qu’actuellement, la moyenne des départs est autour de 58 ans…

 

30. En Grande-Bretagne, ils annoncent 68 ans… en 2048 ! Ici, en France, Sarkozy a imposé 67 ans pour le taux plein en 2018, c’est-à-dire demain ! Il faut abroger la loi Sarkozy-Woerth.

 

31. En Allemagne, ce n’est pas du tout pareil qu’en France, parce que nous, on vit un « boom » démographique depuis l’an 2000, 2,04 enfants par femme, en Allemagne c’est 1,4 enfant par femme.

 

Un projet politique pour tous

 

32. 60 ans c’est un DROIT ce n’est pas une obligation ! Mais encore faut-il que ce DROIT soit pour tous ! « d’ordre public social ».60 ans c’est une référence pour tous, un objectif réaliste, contrôlable, clair TOUS ENSEMBLE.

 

33. 100 000 hommes et 50 000 femmes meurent entre 60 et 62 ans, Avec 41 ou 42 annuités, ils mourront sans un seul jour, une seule semaine, un seul mois de retraite après avoir cotisé toute leur vie.

 

34. La « retraite à la carte » c’est le slogan du Medef : pour complexifier le système et le rendre illisible, pour qu’il n’y ait plus d’ordre public social, que les salariés ne soient plus solidaires. C’est comme la durée du travail « a la carte », le SMIC à la carte… La règle ne sera plus fixée en raison des besoins humains mais en raison des exigences de la productivité.

 

35. 60 ans c’est déjà trop. On doit exiger la retraite à 55 ans dans le bâtiment et dans tous les métiers très pénibles.

 

36. Il ne faut vivre pas moins bien que nos parents : retraites à 60 ans, 35 annuités, à 75 % du salaire calculé sur 10 meilleures années, indexées sur les salaires (ce que proposait encore Lionel Jospin en juin 1997)

 

37. Sinon on subit la double facture : travailler plus longtemps après 60 ans et gagner moins, une majorité de gauche ne peut aller dans ce sens = austérité = récession = crise aggravée = chômage.

 

Respecter la démocratie à tous les niveaux

 

38. Démocratie ! Le seul vote de congrès – unanime – du PS qui a eu lieu c’était à Dijon 2003 pour le droit a la retraite à 60 ans à taux plein. Respectons-le.

 

39. C’est François Hollande qui avait fait voter le congrès du PS unanime de mai 2003 pour la retraite à 60 ans à taux plein !

 

40. Démocratie, débat dans le PS et dans toute la gauche, tous les syndicats : branle-bas de combat pour la défense des retraites à 60 ans pour tous. 60 ans c’est majoritaire et dans la gauche politique et dans les syndicats : pour qui on dirige ? Pour le peuple ou pour le AAA ?

 

41. De toute façon, il y a un risque de ne pas gagner si c’est se trouver en porte-à-faux avec 75 % de l’opinion et les 8 millions de manifestants de 2010 (rien ne s’oublie) qui veulent abroger la loi scélérate Sarkozy-Woerth de pillage de nos retraites : il va falloir s’en rendre compte.

 

42. Oui, il faut écouter les 8 millions de manifestants et 75 % de l’opinion, il faut que François défende la retraite à 60 ans.

 

43. On votera François Hollande, mais nous luttons pour exiger qu’il respecte le rétablissement de l’âge légal de départ à 60 ans.

 

Des richesses, il y en a !

 

44. La « dette » a bon dos pour justifier qu’on ne peut payer les retraites ni hausser les salaires. Elle est la conséquence de choix réalisés par Sarkozy qui veut nous la faire payer. En France, on n’a pas un problème de dette mais de recettes.

 

45. Ne pas céder au chantage des officines de droite qui s’auto intitulent « agences de notation ». Ils ne proposent jamais d faire payer les riches mais de baisser les salaires et retraites des plus modestes

 

46. Ne pas céder au chantage des fonds de pension qui veulent siphonner les retraites. Ne jamais les croire, ne jamais leur confier un seul sou de nos retraites : ils vous prendront tout et ils vous voleront tout, le dilapideront dans les caves à « subprimes » et autres paradis fiscaux des Bahamas.

 

47. La France a 87 % de dette/PIB à cause de Sarkozy qui a vidé la « cagnotte publique » de Lionel Jospin, et remplit les « cagnottes privées » en faisant 24 points de dettes en plus en cinq ans (de 63 à 87/PIB). Mais la France avait 290 % de dette/PIB en 1945 et pourtant elle a mis en place la Sécu et les retraites à ce moment-là. 48. La France est 2,5 fois plus riche qu’en 1982 quand la retraite à 60 ans a enfin été mise en place.

 

49. Salaires et cotisations sociales sont trop bas depuis + de 20 ans, la France n’a jamais été aussi riche, elle peut payer les retraites à 60 ans.

 

50. Le COR l’a expliqué et démontré : avec 0,35 % seulement d’augmentation des cotisations sociales par an d’ici 2036, les retraites à 60 ans (35 annuités, 75 %, 10 ans, > au Smic, indexées sur salaires) sont garanties et payées.

 

Conclusion :

 

Convainquons, battons-nous, nous sommes la majorité non seulement de la gauche, du salariat, mais du pays tout entier. Qu’on n’ait pas convaincu Sarkozy ce n’est pas une surprise, hélas, vu le personnage et sa politique 100 % réactionnaire, mais ce n’est pas tolérable, il n’a pas écouté le peuple. Lui, il est pour la retratie à 70 ans et 45 h sans gain de salaire. Mais François Hollande est candidat et socialiste, lui, il peut et doit entendre davantage.

 

PS : La gauche socialiste toute entière combat pour le respect du droit à la retraite à 60 ans :

 

- En mai 2003 nous avions fait voter la retraite à 60 ans à taux plein,

 

- En juillet 2006 nous avions fait écarter « la retraite à la carte »,
 

- en janvier 2010 fait ré affirmer la retraite à 60 ans. Depuis nous avons empêché que soient

votées les 41,5 annuités, elles ne le sont toujours pas officiellement, certains dirigeants pratiquent par coups de force tellement il y a de résistances dans la base du parti ! Alors c’est « renvoyé à la négociation avec les syndicats » :

 

Donc s’il vous plait faites tous et toutes le boulot, argumentez, argumentez, argumentez comme en 2010, dans TOUS les syndicats aussi pour que la position finale soit correcte ! »

 

Vendredi 16 Décembre 2011

Gérard Filoche

 

Démocratie et Socialisme

Par CGT CH Port-Louis/Riantec
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