Au moment où l’avenir des retraites du public comme du privé est en jeu, je tiens à vous faire savoir par cette
pétition qu’il est primordial de :
garantir le droit à la retraite à 60
ans ;
reconnaître la pénibilité par un départ
anticipé ;
assurer une pension au moins égale à 75 %
du salaire et en aucun cas inférieure au Smic pour une carrière complète,
stopper l’allongement de la durée de
cotisation ;
prendre en compte, dans le calcul de la pension,
les périodes d’étude et d’inactivité forcée.Je serai très attentif(ve) aux mesures que vous allez proposer et vous montre, par ma signature, ma
détermination à vouloir assurer l’avenir de ma retraite ainsi que celui de notre système solidaire.
Le financement des régimes et la nécessaire revalorisation des retraites passent par l’élargissement de l’assiette de cotisation à toutes les rémunérations, le développement de l’emploi, une augmentation des salaires et une mise à contribution des revenus financiers des entreprises.
RETRAITES : imposons d'autres choix
MANIFESTATIONS LE 27 MAI 2010
Le gouvernement prépare une grave remise en cause de nos droits à la retraite. Refusant de s’attaquer aux profits faramineux des actionnaires, il entend faire payer les salariés : remise en cause de la retraite à 60 ans, nouvelle augmentation de la durée de cotisation, forte diminution des pensions, voilà le projet du gouvernement et du patronat !
Surfant sur la « crise grecque », le gouvernement annonce un plan de rigueur, c’est-à-dire d’autres attaques contre les salariés, les chômeurs, les jeunes,…
NON, le blocage des salaires, les destructions d’emplois dans le privé et le public et les régressions sociales en matière de retraite ne sont pas inéluctables. OUI, d’autres choix peuvent être faits que de servir les actionnaires et les marchés financiers.
OUI, une autre répartition des richesses produites permettrait de financer les besoins sociaux et les services publics tout en faisant face à l’accroissement prévu des dépenses liées aux retraites. Rappelons que le bénéfice des seules entreprises françaises du CAC 40, uniquement pour les années 2007 à 2009, c’est… 212 milliards d’euros !
Nous avons perdu en salaires, protection sociale, retraite, ce que patrons et actionnaires ont gagné en profits supplémentaires.
De notre force le 27 mai dépendra le projet de loi sur les retraites que le gouvernement publiera quelques jours plus tard.
FAISONS-NOUS ENTENDRE
JEUDI 27 MAI 2010
GREVE et MANIFESTATIONS 10 H 30
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LORIENT |
Maison des syndicats, Bd Cosmao Dumanoir |
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VANNES |
La Rabine – le port |
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PONTIVY |
La Plaine |
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BELLE ILE |
Mairie – Le Palais |
Contre-réforme des retraites
L'analyse
de Gérard FILOCHE, Inspecteur du travail
Comité du Morbihan
des Etats Généraux
du Service Public
Où va le Service Public ?
Non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux, réforme du système de santé, privatisation de La Poste, réforme de l’administration territoriale de l’Etat, réforme de la carte judiciaire, décret sur les conditions d’accueil dans les crèches, réformes dans l’éducation … les services publics sont mis à mal.
Et pourtant, deux sondages viennent à nouveau de confirmer que si 75 % des usagers ont une bonne image du Service Public, 53 % estiment qu’il évolue mal et 66 % en rendent responsable la RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques) et sa logique d’économie budgétaire.
Ces choix politiques sont contestés par les usagers, les personnels et de nombreux élus qui se mobilisent dans chaque secteur.
En s’appuyant sur ces mobilisations, un collectif national regroupant une trentaine d’organisations, syndicats, associations d’usagers, partis politiques propose de faire de 2010 une année de défense, de réflexion et de propositions pour le Service Public.
Pour inscrire cette démarche dans le Morbihan, les organisations signataires décident de créer « Le Comité du Morbihan des Etats Généraux du Service Public ».
L’objectif est d’élaborer et de porter avec toute la population des alternatives pour les services publics à travers des Etats Généraux locaux organisés dans toute la France.
Les exemples de
France Télécom
Pôle Emploi,
La Poste.
Soirée -Débat
Mercredi 19 mai
à 20h00
Salle Agora-Courbet (foyer des jeunes travailleurs) à LORIENT
Organisations Syndicales : CGT Santé Action sociale, FSU, Solidaires
Associations : ATTAC, LDH, TPMS 56
Partis Politiques : FASE, Gauche Unitaire, Les Verts, PCF, PG, PS
Gel des dépenses de l’État en valeur de 2011 à 2013 : c’est ce qu’a annoncé, hier, le premier ministre dans un communiqué, à l’issue d’un séminaire gouvernemental consacré à la lutte contre le déficit public. Matignon commence avec cette annonce à lever le voile sur le plan d’austérité qu’il entend imposer aux Français et qu’il concocte depuis des mois, instillant progressivement certaines de ses dispositions (réforme de l’hôpital, baisse du nombre de fonctionnaires), en préparant d’autres (retraites, collectivités territoriales). Que signifie cette annonce ? Auparavant, les dépenses de l’État augmentaient comme l’inflation chaque année. Avec le gel, elles resteraient d’un même montant d’une année sur l’autre, mais leur « pouvoir d’achat » serait amputé par la hausse des prix.
Le « programme de stabilité de la France 2010-2013 », qui correspond aux engagements de la France vis-à-vis de la Commission de Bruxelles afin d’en revenir aux règles du pacte de stabilité européen, table sur une augmentation des prix à la consommation de 1,5 % en 2011, 1,75 % en 2012, et autant en 2013. Chacune de ces années, les dépenses de l’État devraient donc être érodées d’autant. Pour ce qui est de 2010, François Fillon a demandé aux ministres « de veiller à ce que la dépense soit strictement tenue au niveau prévu par la loi de finances votée par le Parlement ». Hier matin, Jacques Attali a évalué le montant de cette purge à quelque 50 milliards d’euros sur une année. « Les dépenses de fonctionnement courant de l’État diminueront de 10 % en trois ans, avec une baisse de 5 % dès 2011 », annonce également le communiqué de Matignon. La poursuite de la politique de non-remplacement d’un départ à la retraite sur deux dans la fonction publique d’État est confirmée. Les aides économiques (à la construction de logements…), à l’emploi (contrats aidés…) et les aides sociales (aide au logement, allocation adulte handicapé…) seront soumises à « un réexamen », avertit aussi le premier ministre. Les niches fiscales, qui coûtent 37,49 milliards d’euros à l’État, sont particulièrement pointées du doigt par la droite au pouvoir. Parmi elles figurent le crédit d’impôt recherche (4 milliards), le crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile (2,9 milliards), ou encore l’abattement de 10 % sur le montant des pensions et des retraites (2,67 milliards). On peut deviner sur qui tombera le couperet et l’on peut préjuger que cette agitation autour des niches vise à dissimuler le véritable « chien » à qui l’on veut s’en prendre : le citoyen de base qui vit de son travail.
Comme ils en ont pris l’engagement auprès de l’Allemagne, l’Élysée et Matignon entendent ramener le déficit public à moins de 3 % en 2013. Cet objectif est présenté comme indispensable pour permettre à l’Europe de sortir de la crise qui la déstabilise, et à l’euro de se refaire une santé. Le véritable motif a en fait été révélé par le premier ministre, mercredi soir, lors de son intervention sur le plateau de TF1. Il a déclaré : « La France est à l’heure actuelle avec l’Allemagne la meilleure signature en Europe et nous devons tout faire pour conserver cette signature. » Qui donc valide celle-ci ? Les agences de notation, c’est-à-dire les entreprises chargées par les marchés financiers, les banques, de déterminer la capacité des États à rembourser leurs dettes. C’est clair, dès lors : le plan d’austérité annoncé est destiné à répondre aux exigences des marchés financiers. Le gouvernement français se plie à leurs desiderata dans l’espoir qu’ils continueront à financer la dette publique du pays. Le scandale tient, notamment, au fait que cette dette publique a gonflé sensiblement en peu de temps parce que ce même gouvernement français a dû voler au secours des banques et des marchés financiers qui, en 2008, se sont effondrés. Palme de l’hypocrisie, François Fillon, mercredi soir sur TF1, a osé déclarer que ces « mesures difficiles » de baisse de la dépense publique ne constituent pas un plan d’austérité. Il en voit pour preuve dans le fait que L’État n’entend pas remettre en cause ses aides à l’investissement des entreprises. Mais le fait confirme plutôt la chose : le plan d’austérité vise à soutenir encore plus les grands groupes et le capital, et à cette fin, à présenter l’addition au peuple français. C’est de mauvais augure pour le dossier retraite.
PIERRE IVORRA SOURCE L'HUMANITE