Réunis samedi 14 mai sur le plateau des Glières, haut-lieu de la résistance, en Haute-Savoie, des vétérans de la lutte contre l'Occupation lancent un appel aux candidats à la présidentielle de 2012 afin de ranimer les idéaux de la Libération. Comment retrouver l'esprit des réformes politiques de 1944 ? Voici le texte intégral de l'appel:
Appel de Thorens-Glières, le 14 mai 2011
Le 8 mars 2004, treize vétérans des mouvements de Résistance et des forces combattantes de la France libre lançaient un " Appel aux jeunes générations "dénonçant notamment " la remise en cause du socle des conquêtes sociales de la Libération ". Cette tendance régressive s'accélère dramatiquement. Nombre de citoyennes et citoyens s'en indignent.
Partout la prise de conscience que les valeurs, toujours actuelles, incarnées en 1944 dans le programme du Conseil National de la Résistance, ouvrent l'espoir qu'un mieux-vivre ensemble est possible. Il est aujourd'hui concevable de définir un nouveau"programme de la Résistance" pour notre siècle. Au lieu de cela, le débat public qui s'annonce avec les élections de 2012 semble privilégier les manœuvres politiciennes au service d'intérêts particuliers sans traiter :
Comme en 2004, nous souhaitons que tous les citoyens, tous les partis, tous les syndicats, toutes les associations participent à l'élaboration d'un Projet de Société du 21ème siècle en repartant du programme du CNR " Les jours heureux " adopté le 15 mars 1944.
Ce programme politique constitue toujours un repère essentiel de l'identité républicaine française.
Avec l'association " Citoyens Résistants d'Hier et d'Aujourd'hui " nous appelons tous les partis politiques, toutes les candidates et candidats à un mandat public dans le cadre des élections présidentielle et législatives de 2012 à prendre trois engagements qui mettront réellement en application la devise républicaine " LibertéEgalité Fraternité ".
Premièrement, afin de garantir l'égalité :
Lancer immédiatement le travail législatif et réglementaire qui permettra de reconstituer les services publics et institutions créés à la Libération pour aller vers une véritable démocratie économique et sociale. Possible en 1944, cette démarche l'est d'autant plus aujourd'hui, alors que le pays n'a cessé de s'enrichir depuis. Droit à la santé pour tous, droit à une retraite, droit à l'éducation, droit au travail, droit à la culture demeurent les seuls véritables garants de l'égalité républicaine. Une égalité qui n'a de sens que dans le respect du droit des étrangers.
Deuxièmement, afin de garantir la liberté :
Ces 3 axes de débats devront aboutir à une démarche souveraine d'" Assemblée constituante " vers de nouvelles pratiques républicaines.
Troisièmement, afin de garantir la fraternité :
Travailler les coopérations avec les peuples et les pays, en refusant l'actuelle dictature internationale des marchés financiers qui menace la paix et la démocratie. Favoriser résolument des solutions soutenables pour les équilibres écologiques, dans les limites de développement compatibles avec la survie humaine. Ecarter de la marchandisation totale les besoins vitaux de l'être humain comme l'eau, la nourriture et l'énergie. Il est temps de bien vivre ensemble, dans la haute nécessité de l'épanouissement du plus grand nombre et d'offrir une perspective d'avenir prometteur aux jeunes générations.
Plus que jamais, comme le proclamait en 2004 l'Appel des Résistants aux jeunes générations, à ceux et celles qui font ce siècle qui commence, nous voulons dire avec affection : " Créer c'est résister. Résister c'est créer ".
Les signataires :
Raymond Aubrac, résistant ; Stéphane Hessel, résistant, déporté ;Marie-José Chombart De Lauwe, résistante, déportée, présidente de la Fondation pour la mémoire de la déportation ; Daniel Cordier, résistant, secrétaire de Jean Moulin ; Georges Séguy, résistant, déporté ; Walter Bassan, résistant, déporté ; Henri Bouvier, résistant, déporté ; Léon Landini, résistant FTP MOI ; Pierre Pranchère, résistant ; François Amoudruz, résistant, déporté, membre de la présidence nationale de la FNDIRP ; Jean Marinet, résistant, déporté, président de la FNDIRP de l'Ain ; Noëlla Rouget, résistante, déportée ; Odette Nilès, résistante, ex-fiancée de Guy Moquet ;Charles Paperon, résistant, co-président de l'ANACR Finistère ;Pierre Moriau, résistant.
source: Lemonde.fr ( 14 mai 2011)
Le 1er mai, journée de solidarité internationale du monde du travail, prend un relief particulier dans un monde marqué par des évolutions majeures.
Les organisations CGT – FSU – Solidaires – UNSA du Morbihan expriment leur soutien aux peuples des pays arabes qui se soulèvent pour la dignité et la liberté. Partout dans le monde, cette onde de choc salutaire bouscule les dictatures et porte un message d’espoir de liberté, de démocratie et de progrès social.
Elles font aussi du 1er mai une journée de solidarité européenne en dénonçant les politiques d’austérité imposées par les Etats membres de l’Union et les Institutions européennes pour « assainir » les dépenses publiques. Les salarié(e)s ne doivent pas payer le coût d’une crise dont ils ne sont pas responsables.
En France, le 1er mai 2011 se déroule dans un contexte de crise économique et sociale qui creuse les inégalités et mine la cohésion sociale, un contexte de tension sociale toujours forte liée aux préoccupations des salariés en matière d’emploi, de salaires et de conditions de travail qui se sont exprimées fortement dans les mobilisations de 2009 et 2010 face à la crise et à la réforme des retraites.
Partout participons aux manifestations unitaires pour :
donner la priorité à l’emploi par des politiques économiques et sociales prenant appui sur une réelle politique industrielle qui réponde aux impératifs écologiques et des services publics de qualité, favorisant la réduction des inégalités.
Prioriser des mesures en faveur des jeunes. Mettre fin au non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite ;
améliorer les salaires, les pensions et le pouvoir d’achat, permettre à chacun de vivre dans la dignité en garantissant le droit pour toutes et tous à une protection sociale solidaire et de haut niveau tout au long de la vie ; faire reculer les inégalités entre les femmes et les hommes;
améliorer les conditions de travail et faire reconnaître la pénibilité ;
lutter pour l’égalité des droits et contre toutes les discriminations, notamment concernant tous les travailleurs migrants.
L’exigence d’une vie meilleure faite de justice sociale, du respect des droits fondamentaux, d’un travail décent, reconnu et valorisé doit se faire entendre.
Mobilisons-nous pour le « vivre ensemble », la solidarité entre les salariés et l’égalité des droits, le choix de la paix, le choix du social. C’est de cette façon que reculeront l’exclusion, le racisme, le rejet de l’autre.
Nos organisations appellent tous les salariés, les chômeurs et les retraités à participer aux manifestations unitaires organisées dans toute la France.
A 10H30
PLACE DE LA MAIRIE HENNEBONT
LA PLAINE PONTIVY
LE PORT LE PALAIS
Pour le gouvernement, c’est clair , c’est le gel du point d’indice pour 2011, 2012, 2013 !
Et d’invoquer La situation économique, les déficits publics, le pacte de
compétitivité...
Le discours sur moins de fonctionnaires et mieux payés a lui fait long feu.
Le problème est que le discours ne date pas d’hier.
De 2000 à aujourd’hui,
l’évolution des prix a augmenté de 19,47% ,
le point d’indice de 9,05% !
Face à la montée du mécontentement , le gouvernement est obligé d’aménager les dispositions en faveur des plus riches .
C’est enfin l’abandon de l’ignominieuse loi TEPA (et notamment du cadeau fiscal lié au bouclier fiscal en moyenne de 35 814 euros par bénéficiaire) et même la promesse du versement d’une prime de 1000 euros aux salariés des entreprises qui versent des dividendes...
Mais rien ne vaut de bonnes mesures de revalorisation salariale et la reconnaissance des qualifications . Les salariés en ont besoin pour vivre et c’est bon pour la relance de l’économie, pour l’emploi, pour financer la protection sociale.
Pas de moyens ? Selon le rapport officiel Cotis sur le partage de la valeur ajouté, la part des salaires dans la valeur ajoutée a perdu 3 points en 30 ans. 3 points, cela représente 60 milliards d’euros ! Il y a vraiment de quoi faire en matière de nouvelle répartition des richesses !
Signons et faisons signer la pétition unitaire sur les salaires dans la fonction publique !
OUI A L’AUGMENTATION DES SALAIRES DANS LA FONCTION PUBLIQUE
Nouvelle source de tension en vue pour le gouvernement sur le front du pouvoir d'achat, versant secteur public cette fois. François Baroin, ministre du Budget, et Georges Tron (Fonction publique) reçoivent demain les syndicats pour le « rendez-vous salarial » annuel de la fonction publique. Il se limitera à cette unique journée. Il n'en faudra pas plus faute de grain à moudre : selon nos informations, Bercy va annoncer la poursuite en 2012 du gel du point d'indice (base de calcul du salaire des agents), déjà acté pour 2011. Une ultime réunion interministérielle est prévue ce soir mais une rallonge de dernière minute est très peu probable d'après plusieurs proches du dossier.
Lors des discussions salariales triennales de juillet dernier, le gouvernement avait déjà indiqué que le gel annoncé pour 2011 serait prolongé en 2012 à moins d'un redressement spectaculaire des comptes de l'Etat. En dépit de la grogne sociale liée aux tensions inflationnistes, cette ligne de fermeté reste de mise. « On ne dispose toujours pas des marges de manoeuvre. L'impératif absolu reste la maîtrise des comptes », indiquait, le 31 mars, Georges Tron en marge de l'annonce de l'agenda social. « Le contexte n'a pas changé depuis », commente-t-on à l'Elysée.
A l'heure où une prime exceptionnelle est agitée dans le privé, les 5,2 millions de fonctionnaires (Etat, hôpitaux, collectivités), déjà remontés contre les coupes d'effectifs, se sentiront sûrement oubliés. Mais l'exécutif a beau vouloir redorer son blason auprès de cet électorat, le coût budgétaire d'une hausse du point d'indice (900 millions d'euros par an par point en plus pour les trois fonctions publiques) devrait vite couper court aux débats. Pour arrondir les angles, Bercy pourrait cependant poser la perspective, inhabituelle, d'un nouveau « point d'étape » en fin d'année. Il laisserait ainsi entrevoir un geste futur si la croissance a bondi. Ou si, à l'approche de l'élection présidentielle, l'urgence politique fait bouger les lignes...
Les syndicats ne sauront s'en contenter. Début avril, ils ont souligné dans un communiqué commun que« dans un contexte annoncé de forte inflation », un nouveau gel du point « accentuerait la perte déjà considérable de pouvoir d'achat, l'écrasement de la grille indiciaire et l'affaiblissement des déroulements de carrières ». Comment réagiront-ils face à la fermeté de Bercy ? La perspective des élections professionnelles d'octobre les rend offensifs. Mais leurs capacités d'action semblent limitées dans une période où les agents sombrent plus dans l'abattement que dans la révolte. Pour l'instant du moins. « Les agents se sentent abandonnés. Le gouvernement devrait se méfier avant de les pousser à bout »,prévient Bernadette Groison (FSU).
Anticipant les critiques, le secrétariat d'Etat à la Fonction publique souligne que « gel du point ne signifie pas gel des salaires ». Le jeu naturel des avancements automatiques de carrière et des promotions accélérées (1,2 milliard d'euros de coût annuel) assure en effet la progression des rémunérations individuelles. Mais cela ne bénéficie pas à tous les agents chaque année. « Le pouvoir d'achat des agents n'a cessé de progresser depuis plusieurs années et continuera de le faire en 2011 », insiste l'entourage de Georges Tron. Les données de l'Insee confirment cette hausse pour 2007 et 2008 mais ne sont pas encore disponibles pour 2009 et 2010.
En ce qui concerne 2012, les agents de l'Etat se verront à nouveau reverser, via des mesures catégorielles, la moitié des économies liées aux suppressions de postes. Cette enveloppe de 600 millions d'euros sera complétée par des mesures déjà sur les rails, comme le lancement de l'intéressement et l'extension des primes au mérite. Bercy pourrait en outre rallonger, d'une vingtaine de millions d'euros, le budget de l'action sociale : prestations d'aides au logement, garde d'enfants, etc.
Sur le fond, l'exécutif estime que le levier du point d'indice est un « saupoudrage » qui n'a d'utilité qu'en cas de forte inflation, et juge la hausse actuelle des prix encore assez contenue. Reste qu'elle pourrait à terme l'obliger à s'adapter : si l'accélération des prix imposait une hausse anticipée du SMIC (« Les Echos » du 15 avril), l'Etat serait contraint de revaloriser les bas de grilles repassés sous le salaire minimum.
Selon une enquête IFOP de novembre 2010, les salaires seraient redevenus la première préoccupation des fonctionnaires/agents publics.
Les organisations syndicales de la Fonction publique, CGT, CFDT, CFTC, FSU, SOLIDAIRE, UNSA, CGC-CFE, ont lancé une campagne unitaire, pour obtenir l’augmentation du point d’indice et le rattrapage des pertes accumulées depuis 2000. Ces Organisations syndicales, représentant la très large majorité des personnels, appellent à faire signer massivement cette pétition pour obtenir l’ouverture de négociations. Il nous faut absolument créer la dynamique et le rapport de forces nécessaires pour imposer d’autres choix que ceux, particulièrement nocifs, du gouvernement.
http://site-syndicat.org/petition/index.php ?petition=10
Téléchargez la version "papier" de la pétition, faites la signer largement, et faites remonter aux syndicats, merci.
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