INFORMATION
Le gouvernement prépare en douce l'instauration d'une journée de carence pour les fonctionnaires en cas d'arrêt maladie afin de réaliser des économies. Ne manquant pas de rappeller que le délai de carence dans le cadre des arrêts maladie ne s'applique aujourd'hui qu'au secteur privé, où il est de trois jours.
Un bon moyen sournois de monter les salariés du privé contre ceux du publique.
A l'image la politique de manipulation menée depuis plusieurs années.
La CGT
La cgt un nouveau plan insupportable et injuste par cgtae
Le premier ministre a annoncé lundi 7 novembre un nouveau plan de rigueur de 7 milliards d’euros dont l’essentiel va peser sur les salariés. A l’occasion d’un rapide point de presse en fin d’après-midi, le secrétaire général de la CGT a souhaité une réunion de l’intersyndicale "dans les meilleurs délais", pour "apprécier les ripostes les plus adéquates nécessaires" au plan de rigueur du gouvernement. Il a estimé "urgent que le mouvement syndical affirme sa fermeté et sa détermination".
"Nouveau plan de rigueur, nouvelles mesures d’austérité, c’est plus d’injustice sociale et c’est surtout nous entraîner dans une récession économique à coup sûr", a commenté Bernard Thibault. Parmi les mesures phare du plan figurent notamment :
une hausse du taux réduit de la TVA porté de 5,5% à 7%, à l’exclusion de l’alimentation, de l’énergie et des services destinés aux handicapés. Les taux
réduits dans la restauration, (ramené de 19,6 à 5,5% le 1er juillet 2009) ainsi que celui portant sur les travaux de rénovation dans le bâtiment seront également portés à7%.
L’application de la réforme des retraites qui relevait en 2010 à 62 ans l’âge légal de départ à la retraite sera avancée de 2018 à 2017.
Un gel de la revalorisation de la plupart des prestations sociales à 1% pour 2012, indexée non plus sur l’inflation mais sur la croissance attendu
officiellement.
Bernard Thibault a dénoncé aussi l’absence de dialogue social : "j’ai eu un coup de téléphone à 11H54 de la part du ministre du Travail pour me préciser ce qu’allait être la nature des annonces du Premier ministre à partir de 12H00". Selon lui, "cela marque tout simplement la conception qu’a le gouvernement actuel du dialogue social avec les représentants des salariés".
Source : LA CGT
Messieurs les banquiers, nos sincères félicitations : prendre ainsi le contrôle du monde n'était pas une mince affaire !
A l'époque où les premières démocraties ont été mises en place on n'aurait franchement pas imaginé qu'il puisse exister quelque chose au dessus de l'Etat, et que ce dernier s'y soumettrait docilement.
Même durant le dernier quart du XXème siècle, où vous avez pourtant commencé à frapper de plus en plus fort, la plupart des gouvernants - et même des économistes - ne vous voyaient toujours pas venir !
Quand on pense que suite à la chute de l'Empire Romain, puis durant la majeure partie du Moyen-Âge, il était formellement interdit de gagner de l'argent avec de l'argent, le pêché étant
condamné à l'excommunication et parfois même condamné à mort ! Vous avez réussi à faire accepter le procédé il y a environ 3 siècles, puis avez ensuite accompli une autre prouesse en
rendant légal le fait de pouvoir prêter plusieurs fois plus que ce qu'on ne possède, rien à dire c'est du bien bel ouvrage.
Aujourd'hui la majorité des grandes puissances économiques mondiales croulent sous les dettes qu'elles ont contractées chez vous. Mais plus fort encore, et il s'agit peut-être là du point
d'orgue de votre réussite, lorsque vous leur réclamez de l'argent parce que vous vous sentez un peu inconfortables, les gouvernements de ces grandes puissances n'ont aucun autre choix que vous
verser des dizaines de milliards ! C'est la très grande classe.
Certains ont bien essayé de donner l'alerte, même il y a 2 siècles, par exemple :
"Celui qui contrôle l'argent de la nation contrôle la nation ".
Thomas Jefferson (1743-1826), 3ème Président des Etats-Unis
"Je crois que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés qu'une armée debout ". Thomas Jefferson
"Quand l'argent d'un gouvernement dépend des banques, ce sont elles et non les chefs du gouvernement qui contrôlent la situation ". Napoléon Bonaparte
"Si les gens de cette nation comprenaient notre système bancaire et monétaire, je crois qu'il y aurait une révolution avant demain matin ".
Sr Henry Ford (1863-1947), fondateur de Ford
"Quand le pillage devient un moyen d'existence pour un groupe d'hommes qui vit au sein des élites de la société, ce groupe finit par créer pour lui-même tout un système juridique qui autorise le pillage, et un code moral qui le glorifie. "
Frédéric Bastiat (1801-1850), économiste politique
L'un de vos fondateurs l'avait même clairement spécifié :
"Donnez-moi le contrôle sur la monnaie d'une nation, et je n'aurai pas à me soucier de ceux qui font ses lois ". Mayer Amschel Rothschild (1744-1812), fondateur de la dynastie banquière des Rothschild
Une dernière :
"Le système bancaire moderne fabrique de l'argent à partir de rien. Ce processus est sans doute le tour de passe-passe le plus étonnant jamais inventé.
Les activités bancaires ont été conçues dans l'iniquité. Les banquiers possèdent la Terre. Prenez-leur, mais si vous leur laissez le pouvoir de créer de l'argent d'un petit trait de plume, ils vous la rachèteront...
Enlevez-leur ce grand pouvoir et alors toutes les grandes fortunes comme la mienne disparaîtront, comme elles devraient le faire, et alors nous aurons un monde meilleur où il ferait mieux vivre. Mais si vous voulez être les esclaves des banques et continuer de payer le coût de votre esclavage, laissez les banquiers continuer de créer l'argent et de contrôler le crédit. "
Josiah Stamp, directeur de la Banque d'Angleterre de 1928 à 1941 (et 2ème plus grande fortune de Grand-Bretagne à l'époque).
Mais nous ne pouvons pas revenir en arrière et maintenant nous sommes bien obligés de gérer la situation actuelle.
Messieurs les banquiers privés, nous sommes confus (ou pas), mais nous allons devoir nous passer de vous. Les banques doivent devenir des organismes à but non lucratif si nous voulons sortir du
système actuel qui arrive totalement à bout de souffle.
Le pire c'est que pour cela on va peut être encore devoir vous payer, vous vous en serez vraiment tirés comme des chefs jusqu'au bout... On espère tout de même secrètement attendre que la
valeur de vos banques tombe à zéro pour que l'Etat les rachète zéro euro.
Où en
sommes-nous ?
Nous en sommes au point où le remboursement de la dette est la 1ère dépense de l'Etat. La situation est intenable et ne peut continuer ainsi, comme le prouvent les exemples d'autres pays
européens, à commencer bien sûr par la Grèce.
Après 2 ans et 7 plans d’austérité, la Grèce est en récession, sa dette est passée de 125% à 160% du PIB.
Petite vidéo qui nous vient de Grèce :
Crise financière,
dette et austérité!
Réaction de la CGT au sommet européen
et au discours de Nicolas Sarkozy
Les rodomontades du Président ne trompent personne. Les décisions du Sommet du 26 octobre, loin de sauver l’Europe et la France, enfoncent un peu plus le continent dans l’impasse.
On ne desserre pas l’étau de la dette. On continue d’alimenter les marchés financiers, on les alimente par de nouveaux endettements. Le Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF) au lieu de servir de pare-feu va nourrir l’incendie.
Tout le continent est mis à l’heure de l’austérité au risque d’aggraver la récession qui s’annonce. Les pays seront de moins en moins à même de faire face au poids de
la dette. La crise financière va être relancée par les perspectives de faible croissance.
Aucun moyen nouveau n’est dégagé pour soutenir l’activité. La recapitalisation des banques n’est pas le problème. Les gouvernements demandent aux banques
d’enregistrer une partie des pertes sur la dette grecque. Mais on ne leur demande pas de financer l’activité économique, ce qui serait leur rôle.
Ainsi, le jour même où les chiffres du chômage battent un nouveau record les cours de la Bourse s’envolent !
Le Président de la République annonce un nouveau plan d’austérité de l’ordre de 8 milliards. Sa
mise en œuvre est confiée à François Fillon qui répète sans arrêt au mépris de la réalité, que « les Français vivent au dessus de leurs moyens ». De nouvelles amputations du
pouvoir d’achat sont à l’ordre du jour concernant les allocations, minima sociaux et remboursements de la Sécurité sociale. Une augmentation de la TVA est clairement à l’ordre du jour. C’est
pourtant l’impôt le plus injuste puisqu’il est identique sur la consommation des riches et des pauvres. Les fonctionnaires continuent d’être présentés comme des « budgétivores ».
C’est l’austérité au goutte à goutte. D’abord la réforme des retraites, ensuite la mise au régime sec des services publics, puis la réduction des indemnités journalières, le prélèvement sur les mutuelles, l’augmentation de la CSG sur les salaires… Faute de pouvoir présenter l’addition en une seule fois, le gouvernement la découpe en tranches qui se succèdent de plus en plus vite.
Nicolas Sarkozy ne masque pas son intention de relayer la revendication du patronat de bouleverser les modalités de financement de la Sécurité sociale au nom de la compétitivité des entreprises et pour mettre un terme "à l’assistanat". C’est un pilier essentiel du contrat social qui est menacé.
Dans la philosophie présidentielle les entreprises sont exonérées de toutes responsabilités, ce qui est un comble.
Cerise sur le gâteau, les gouvernements prétendent imposer la fameuse « règle d’or » qui privera tous les pays, en corsetant les dépenses publiques, d’un
levier décisif de politique économique. Au lieu « d’encadrer les marchés financiers », les gouvernements européens sont en train
de « limiter la démocratie » !
La CGT réaffirme ses dix exigences pour une autre répartition des richesses créées :
Plus que jamais, la CGT appelle l’ensemble des salariés, retraités et demandeurs d’emploi à s’organiser dans la CGT et à se mobiliser pour faire prendre en compte leurs revendications légitimes.
Montreuil, le 28 octobre 2011
source: cgt.fr
source: Pontivy-Journal (vendredi 28 octobre 2011)