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Lundi 16 novembre 2009 1 16 /11 /Nov /2009 19:44

par Paul Benkimoun

 

LE MONDE | 16.11.09 | 13h35  •  

 

 

En dehors des contre-indications avérées, il ne devrait pas y avoir de raison d'être réticent à la vaccination contre la grippe pandémique. L'intérêt de se protéger individuellement d'une maladie qui peut prendre des formes graves et de ne pas transmettre à plus fragile que soi le nouveau virus grippal A(H1N1) aurait dû suffire, malgré la crainte d'effets indésirables, rares mais possibles, comme l'illustre la survenue d'un cas à confirmer de syndrome de Guillain-Barré. Alors, comment expliquer les doutes, les interrogations ou l'hostilité, reflétés par les médias, que suscite la campagne de vaccination de masse proposée à la population ?

Quatre catégories de raisons peuvent être individualisées, toutes exacerbées par la crise économique : celles liées aux incertitudes, les liens entre santé et argent, les réactions au cours suivi par la pandémie et une crise de confiance durable à l'égard des gouvernants et des institutions.


Premier type de raisons : l'ébranlement des certitudes devant une pandémie qui ne ressemble pas à ce qui était annoncé. Loin des millions de morts des pandémies du siècle précédent et des 50 % à 60 % de taux de mortalité pour l'homme du virus de la grippe aviaire H5N1, la première pandémie du XXIe siècle a l'apparence d'une grippe banale. L'aiguillon de la catastrophe imminente est sérieusement émoussé.

S'y ajoute le syndrome de la ligne Maginot. Le gouvernement a dû effectuer un virage sur l'aile pour adapter ses plans. Il a réintégré par la fenêtre les médecins de ville qu'il avait fait sortir par la porte. Difficile ensuite de les mobiliser. Idem pour les pharmaciens. L'impossibilité réelle de maintenir une comptabilité des cas de grippe A (H1N1) a aussi accentué le flou sur la maladie. Logique épidémiologique contre bon sens populaire.


A ces premières raisons s'ajoute la question de l'argent. Notre culture reste pétrie de l'idée, salubre, que la santé a peut-être un coût mais n'est pas une marchandise. C'est précisément ce qui a choqué dans les scandales de sécurité sanitaire, grands et petits, depuis celui du sang contaminé qui ont bouleversé notre paradigme : des praticiens, des industriels pouvaient faire passer leurs intérêts matériels avant notre santé.

On aurait du mal à tirer des larmes aux personnes frappées par la crise en leur disant que, par exemple, GlaxoSmithKline, auquel la France a passé commande de cinquante millions de doses de vaccins et de neuf millions de doses de Relenza - avec le Tamiflu, l'un des deux médicaments antiviraux utilisés contre la grippe -, en plus des ventes du vaccin contre la grippe saisonnière, n'aura pas fait de bonnes affaires en 2009. L'importance des bénéfices des industriels est un sujet en soi, mais ne peut être le seul critère d'appréciation de l'intérêt médical d'un vaccin.

L'argent est aussi au coeur des conflits d'intérêts. Des institutions, des responsables politiques peuvent estimer avec pragmatisme que les experts les plus compétents sont naturellement sollicités par les industriels et qu'il suffit de rendre ces liens publics pour régler le problème. Pas sûr que cela suffise à dissiper les doutes sur l'indépendance des conseils donnés. De même, comment éviter que, passées sous silence, les années de Roselyne Bachelot dans l'industrie pharmaceutique ne posent question ? Surtout que, s'agissant de vaccins, continue de planer en France l'ombre des effets attribués aux vaccins contre l'hépatite B, malgré les données épidémiologiques n'allant pas dans ce sens.


Une troisième catégorie de raisons est en jeu. Contrairement à d'autres pays, le gouvernement français a vu large dans ses commandes afin de pouvoir vacciner toute personne qui le souhaite. L'abondance de vaccins, a fortiori si une seule injection suffit, alimente l'attentisme : "Puisqu'il y en aura pour tout le monde, les autres d'abord !", se disent ceux qui craignent de servir de cobaye à l'industrie pharmaceutique. D'autant que le manque d'empressement des soignants à se faire vacciner incite à tergiverser. Il y a gros à parier qu'une évolution péjorative de la pandémie précipiterait, mais un peu tard, beaucoup de monde vers les centres de vaccination.


La dernière raison aux doutes persistants relève d'un hiatus entre les centres de pouvoir et la majorité des Français. Comme dans toutes les crises majeures, s'expriment ici les sentiments de la population à l'égard de la manière dont l'Etat garantit la santé des citoyens : "Vos actes nous disent l'importance que nous avons à vos yeux de gouvernants." Le débat sur le principe de précaution n'exprime pas autre chose. Un Etat qui fait des promesses de maintien de l'emploi dans des usines en conflit sans les tenir devrait-il s'étonner de ne pas être cru sur parole ou de susciter des anticorps lorsqu'il parle de la grippe ?

Tout cela a donné aux ligues antivaccinales une occasion historique de déborder de leur public habituel, grâce à l'Internet, en débitant des sornettes. Plus que leurs arguments, c'est le manque de débat public organisé, d'implication démocratique de la population dans la préparation et la réponse à la pandémie qui se révèlent si contre-productifs lorsqu'il faut mobiliser autour de la vaccination.

 


Article publié le lundi 16 novembre 2009 sur le site lemonde.frhttp://abonnes.lemonde.fr/opinions/article/2009/11/16/grippe-a-et-vaccination-les-quatre-raisons-d-une-crise-de-confiance-par-paul-benkimoun_1267695_3232.html

Par CGT CH Port-Louis/Riantec - Publié dans : information CGT
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Lundi 16 novembre 2009 1 16 /11 /Nov /2009 09:28
Le professeur Pierre Coriat, le 28 avril 2009 à Paris
 

Le professeur Pierre Coriat, le 28 avril...
15/11/2009 18:16


Un haut responsable de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), le professeur Pierre Coriat, a menacé dimanche de démissionner si un plan de suppression de 1.150 postes en 2010 n'était pas revu.


En réponse, la ministre de la Santé Roselyne Bachelot n'a pas nié l'existence de ce plan, mais a souligné dimanche devant le Sénat qu'il ne s'agissait que "d'un scénario parmi d'autres" et que le nombre de suppressions de postes serait fixé définitivement "au début de l'année prochaine", selon des propos transmis par son cabinet à l'AFP.


"Si on supprime 1.000 emplois soignants non-médicaux et 150 postes de médecins, cela va nuire à la qualité des soins" a déclaré au Parisien Aujourd'hui en France, le professeur Coriat, président de la commission médicale d'établissement de l'AP-HP, qui gère une quarantaine d'établissements hospitaliers publics, principalement situés à Paris et dans sa proche banlieue.

"Il faut revoir ce plan de suppressions de postes, sinon je démissionnerai de la présidence de la commission médicale d'établissement", a ajouté M. Coriat, qui est par ailleurs chef du service anesthésie-réanimation de l'hôpital parisien de la Pitié Salpêtrière.


"Le projet actuel risque de casser l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris. Pour calculer le budget de l'hôpital, le ministère de la Santé a sous-estimé notre activité", a ajouté M. Coriat, dénonçant un "cercle vicieux" selon lequel la réduction de personnels risque d'entraîner une diminution de l'activité, une baisse des rentrées d'argent, et une nouvelle réduction d'effectifs.

Le ministère de la Santé fixe tous les ans à cette époque les orientations budgétaires de l'AP-HP.


Selon une source médicale, l'opposition du professeur Coriat à ce plan de suppressions de postes est connue dans le milieu médical, mais sa menace de démission est un fait nouveau.

"D'autres suppressions d'emplois" auront lieu à l'AP-HP, après celle de 700 postes prévue en 2009, avait déclaré en avril le directeur général de l'AP-HP, Benoît Leclercq, devant l?Association des journalistes de l?information sociale (Ajis).

Il avait cependant affirmé ne pas être en mesure de chiffrer ces nouvelles suppressions: "On a une visibilité sur le taux de sorties (...) Sur les rentrées, ça dépendra de la conjoncture", a-t-il indiqué, faisant allusion aux salariés qui quittent l'AP-HP et à ceux qui sont embauchés.

"Le chiffre de 1.150 suppressions de postes "est issu d'un document de travail de cadrage pluriannuel des perspectives budgétaires de l'AP/HP non définitif", a déclaré dimanche devant le Sénat la ministre de la Santé, selon son cabinet.


"Les discussions sur le budget 2010 n'ont pas encore commencé et ne débuteront qu'au début de l'année prochaine", a ajouté la ministre, selon la même source.


"Le nombre de suppressions de postes ne sera fixé définitivement qu'à ce moment là et au vu des autres paramètres qui entrent en ligne de compte dans la construction du budget. Il s'agit donc d'un scénario parmi d'autres. Le scénario définitif sera arrêté le moment venu après concertation", a-t-elle précisé.


SOURCE : http://actu.voila.fr/

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Dimanche 15 novembre 2009 7 15 /11 /Nov /2009 13:03

Vaccin grippe H1N1: un cas "probable" de syndrome Guillain-Barré

vendredi 13 NOVEMBRE 2009, 18:57   France
Un cas "probable" de syndrome Guillain-Barré, une maladie rare du système nerveux périphérique, a été signalé mardi après vaccination contre la grippe H1N1, sous une forme modérée qui a "évolué favorablement", a indiqué jeudi le ministère de la Santé. Explications du Pr Daniel Floret, président du comité technique de vaccination au Haut Conseil de la santé publique et Fabienne Bartoli, adjointe au directeur de l'Afssaps. Durée: 1mn12.
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Dimanche 15 novembre 2009 7 15 /11 /Nov /2009 12:59

Actualité en Ille-et-Vilaine

Chute mortelle dans une maison de retraite

Drame à la maison de retraite, au Theil-de-Bretagne. Une résidente est décédée après une chute dans l'escalier.

Une personne âgée a été victime d'une chute mortelle, vendredi matin, à la maison de retraite Albert-Aubry, de l'Office national des anciens combattants, au Theil-de-Bretagne, en Ille-et-Vilaine. « Selon les constatations faites sur place, une pensionnaire atteinte de la maladie d'Alzheimer aurait poussé le fauteuil roulant d'une autre pensionnaire dans l'escalier », explique le capitaine Lemoine, adjoint au commandant de la compagnie de gendarmerie de Vitré.

 

Les deux femmes et le fauteuil ont dévalé le grand escalier, du premier étage au rez-de-chaussée. La femme, qui était assise dans le fauteuil roulant au moment des faits, était âgée de 89 ans. Elle est décédée. L'autre pensionnaire qui a également dévalé l'escalier, âgée de 83 ans, souffre de nombreuses fractures. Elle a été transportée au centre hospitalier Pontchaillou, à Rennes.

Contactée, la direction de l'établissement n'a pas souhaité s'exprimer. Jean-Claude Blouin, maire du Theil-de-Bretagne et conseiller général, devait rencontrer la direction, sur les lieux, dans la soirée.


Source :http://www.ouest-france.fr/
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Dimanche 15 novembre 2009 7 15 /11 /Nov /2009 12:52

Publié le 16/10/2008 à 12:57 - Modifié le 16/10/2008 à 13:22 AFP

Maltraitance: hausse des inspections surprises dans les maisons de retraite

Maltraitance: hausse des inspections surprises dans les maisons de retraite

 

La secrétaire d'Etat à la Solidarité Valérie Létard a annoncé jeudi l'augmentation des inspections surprises dans les maisons de retraite et le renforcement de la formation des personnels, destinés à "réduire à néant" la maltraitance des personnes âgées.

"Alors qu'aujourd'hui la plupart des inspections sont programmées, demain je veux que les contrôles surprise soient désormais majoritaires: ils passeront désormais de 50% à 80%", a annoncé la ministre lors d'une conférence de presse pour le lancement de l'opération "Bientraitance des personnes âgées en établissement".

L'opération se déroule à quelques jours de la diffusion (le 22 octobre) sur France 2 d'une nouvelle émission "les infiltrés". Dans celle-ci, la journaliste, en se faisant passer pour aide-soignante en stage, a saisi en caméra cachée des faits de maltraitance passive exercés au quotidien à l'encontre de personnes âgées dans une maison de retraite.

Tout en signalant "l'excellent travail de l'immense majorité des personnels et des responsables d'établissement", Valérie Létard a reconnu que "la maltraitance passive ou active dont ils souffrent encore trop souvent est au coeur de l'actualité".

"Ce sont des faits minoritaires", a-t-elle ajouté, qu'elle souhaite voir "réduits à néant".

Mme Létard a également promis de mobiliser sur trois ans, "132 millions d'euros pour former 250.000 professionnels" à des "techniques d'accompagnement personnalisé", pour s'occuper notamment des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer.

Le coût de la mesure sera pris en charge par la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA) et par les organismes collecteurs de la formation professionnelle, a-t-elle précisé.

Des questionnaires d'auto-évaluation sur les pratiques de bientraitance seront également mis en place dès 2009 dans tous les établissements, qui devront être remplis par le directeur, le médecin et l'infirmier coordonnateur, ainsi que par le Conseil de vie sociale où siègent les familles.

"En cas d'incohérence évident dans le remplissage du questionnaire, l'établissement fera l'objet d'une enquête-flash" des Ddass, "plus légères à mettre en place qu'une inspection classique", a précisé la ministre.

Par CGT CH Port-Louis/Riantec - Publié dans : information CGT
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