Après quinze jours de consultation, la CGT Fonction publique a décidé de signer le protocole d’accord sur les non titulaires qui, rappelons-le, concerne environ 900 000 agents.
Elle le fait de manière lucide et déterminée.
La négociation qui s’est déroulée pendant deux mois a permis que le texte connaisse de profondes et positives évolutions.
Avec les personnels, portée par la dynamique de tous les combats menés depuis des années, la CGT a pesé de manière déterminante pour l’obtention de ces avancées dans le protocole. L’emploi public et les garanties statutaires resteront à l’ordre du jour des mobilisations à venir, avec notamment les journées d’action du 9 avril à l’appel de la Confédération Européenne des Syndicats et du 28 avril pour la pleine reconnaissance de la pénibilité et l’amélioration des conditions de travail.
Un véritable dispositif de titularisation ouvert sur quatre ans, des mesures fortes d’encadrement du recours au non-titulariat et davantage de droits sociaux pour les agents concernés sont notamment à ranger au compte des acquis. Le fait que l’emploi statutaire soit clairement réaffirmé comme étant la norme de l’emploi permanent est, en particulier dans la période actuelle, un autre élément positif très significatif.
Cependant, des insuffisances et des incertitudes demeurent. Ainsi, durant la négociation, la CGT a continué de s’opposer à ce que le Contrat à durée indéterminée, serait-ce de manière transitoire, constitue un sas vers la titularisation. Elle sera particulièrement vigilante pour faire en sorte que les agents placés en CDI accèdent dans les meilleurs délais et conditions à la titularisation. L’Etat a dans ce cadre l’obligation de veiller à ce que les employeurs publics œuvrent dans leur ensemble à la titularisation des agents. Au-delà, toutes les revendications de la CGT n’ont pas été satisfaites, loin s’en faut.
Par ailleurs, la CGT n’oublie rien de ses désaccords fondamentaux et irréductibles avec le président de la République et le gouvernement sur les suppressions d’emplois publics, les pertes massives de pouvoir d’achat, les politiques de démantèlement que constituent la Révision Générale des Politiques Publiques, la Réforme territoriale et la loi Hôpital Patient Santé Territoires. Face aux attaques incessantes, comme par exemple la loi dite de mobilité, la CGT réaffirme son attachement sans faille à la promotion du Statut général, garantie incontournable pour les citoyens.
C’est en considérant que ce protocole d’accord ne comporte pas de recul et qu’il permet d’engranger des avancées que la CGT se prononce favorablement à sa signature.
Bien entendu, une vigilance de tous les instants est plus que jamais nécessaire. D’abord, pour que le projet de loi soit conforme au texte signé et que, à l’automne, le Parlement respecte la démocratie sociale. Ensuite, pour que les autres textes nécessaires (décrets, circulaires…) s’inscrivent bien dans les principes retenus. Enfin, pour que l’Etat et les employeurs publics territoriaux et hospitaliers appliquent toutes les dispositions actées.
Pour la CGT, ce protocole constitue une étape. Elle sera à l’offensive dans toutes les négociations à venir pour son application et son amélioration à tous les niveaux de la Fonction Publique Hospitalière, de la Territoriale et de l’Etat. Ce protocole est également un point d’appui pour les futures mobilisations et les luttes. Parce que, c’est une certitude, quelle que soit la qualité des textes finalement arrêtés, rien de véritablement positif ne serait être mis en œuvre sans l’intervention des salariés.
Montreuil, le 29 mars 2011
La promesse de Nicolas Sarkozy sera partiellement tenue. Plus d'un an après l'annonce par le chef de l'Etat d'une « titularisation progressive »des fonctionnaires précaires, François Baroin, ministre du Budget, et Georges Tron, secrétaire d'Etat à la Fonction publique, ont achevé lundi 7 mars la négociation sur les 872.000 agents non titulaires. Comme annoncé, l'accord soumis à signature (lire ci-dessous) met l'accent sur la lutte contre les abus de CDD à répétition, avec à la clef, selon les estimations de Bercy, la transformation en CDI d'« une grosse centaine de milliers », voire plus, de CDD.
Mais alors que Georges Tron se défend depuis le début des discussions de « refaire un énième plan de titularisation », Bercy aura finalement cédé, en partie, aux exigences syndicales en ce sens. Non pas en lançant un plan en bonne et due forme, mais en prévoyant la création, pour une période de quatre ans, d'examens et de concours spécifiques de titularisation -donnant accès au statut de fonctionnaire -pour ces mêmes agents « CDIsés. »
Le nombre total de futurs bénéficiaires reste, expliquent l'exécutif comme les syndicats, difficile à évaluer. Dans « Le Parisien » de lundi, Georges Tron a avancé une fourchette potentielle de 40.000 à 50.000 bénéficiaires dans la fonction publique d'Etat. Ce choix de pérenniser de l'emploi public peu paraître contradictoire avec la réduction des effectifs. Mais Bercy assure que ces mesures, en venant réguler les situations d'agents déjà en poste, n'entraîneront pas de créations de postes et n'auront qu'un coût « marginal »
L'accord va être traduit en un texte de loi que Bercy espère faire adopter d'ici à la fin de l'année, pour une entrée en vigueur avant l'élection présidentielle. Les syndicats ont trois semaines pour décider de signer ou non. L'exécutif n'en fait pas un préalable, mais est politiquement très soucieux de recueillir l'aval de plusieurs syndicats. Dans un climat social tendu et alors que le FN part à la chasse aux voix chez les fonctionnaires, ce texte constitue pour le gouvernement la dernière occasion d'obtenir un large accord, avant l'ouverture prochaine de discussions très difficiles sur les moyens accordés aux syndicats puis sur les salaires.
C'est pourquoi, lundi, Bercy a fait deux nouveaux gestes, en supprimant la création d'un « contrat de projet » et en renonçant à autoriser le recrutement de contractuels sur des emplois permanents des catégories B et C. « La pression syndicale unitaire a payé », se félicite la FSU. Autre satisfaction pour les syndicats : Bercy va lancer une « mission d'étude » sur la création d'une indemnité de fin de contrat. Cette dernière devrait toutefois s'accompagner, a prévenu François Baroin, de l'instauration d'une « cotisation chômage à 2,4 % », pour s'aligner sur le privé.
La CFDT a salué les « nombreuses avancées du texte. » Elle devrait signer, comme l'Unsa, la CFTC et la CGC. Plus réticent ces dernières semaines, FO note désormais que « les principaux points de blocage ont été levés » et pourrait dès lors se laisser tenter. Un paraphe de la CGT et de la FSU n'est pas non plus exclu. Tous veulent séduire les contractuels à l'approche des élections professionnelles du 20 octobre prochain.
Appel des organisations syndicales de la Fonction publique
Oui à l’augmentation des salaires dans la Fonction publique
Le mouvement social de l’automne 2010, qui s’est développé autour d’exigences communes sur les salaires, l'emploi et les retraites, fort du soutien d’une large majorité de la population, restera marqué par son ampleur et sa détermination. Dans cette mobilisation interprofessionnelle, les personnels de la Fonction publique ont été massivement présents.
L’ensemble des observateurs a souligné le rôle qu’ont joué dans notre pays le haut niveau de la protection sociale, les services publics et l’importance de l’emploi public pour lutter contre la crise financière. Ces atouts sont menacés par la politique d’austérité menée par le gouvernement au risque de compromettre la sortie de crise.
La politique salariale conduite dans la Fonction publique est, à cet égard et pour les personnels, particulièrement pénalisante.
Des années de politique de moindre augmentation de la valeur du point par rapport à l’inflation ont conduit à une perte considérable du pouvoir d’achat de tous les agents de la Fonction publique de l’hospitalière, de la territoriale et de l’Etat.
Le gel projeté pour 2011, celui fortement envisagé pour 2012 et 2013, créeraient une situation sans précédent, porteuse de lourds reculs sociaux et de bradage des qualifications. Et ce, d’autant qu’ils se cumuleraient avec la forte augmentation des retenues pour pension dans l’inacceptable loi de réforme des retraites.
Il est urgent d’imposer d’autres choix, d’en finir avec l’artificielle opposition emplois / salaires.
Les organisations syndicales de la Fonction publique exigent du gouvernement :
· des augmentations salariales, notamment par l’augmentation de la valeur du point, assurant le rattrapage des pertes accumulées depuis 2000 et la progression du pouvoir d’achat ;
Les personnes soussignées soutiennent cet appel.
Pétition signable sur le site : http://salairesfonctionpublique.fr
Tract
téléchargeable : 10-11-16 texte
appel salaires-1
CENTRE HOSPITALIER ST MALO
Saint Malo le 3 février 2001
INQUIETUDE OU REALITE ?
maintien au sein du laboratoire des deux techniciens en contrat depuis 3 ans ! !
La CGT s’interroge et dénonce le non renouvellement de deux techniciens de laboratoire en contrat depuis trois ans. Les motivations qui sont misent en avant sur la non reconduction de contrat de ses deux techniciens, ne sont pas acceptables.
La direction se retranche derrière de soit disant appréciations qui émanent de la hiérarchie du laboratoire afin de se « débarrasser » de contractuels.
« …..Le personnel trouve ces affirmations infondées, injustes et contraires à la réalité. Il souhaite donc le faire savoir…Tout d’abord, ces agents ont obtenu au préalable de bonnes appréciations lors des évaluations annuelles : Ex : « sérieuse », « nette progression », « assure les tâches correctement », « c’est bien » etc…
Curieusement, ces agents sont devenus de mauvais éléments : Ex: « incompétents », « aucun investissement », « Prise d’initiative limitée », « manque d’investissement en hématologie rendant impossible la polyvalence pendant les gardes » etc…Cela ne relate en aucun cas la réalité ! « (extrait de la pétition)
Telle est la réponse des personnels du laboratoire. 95% de techniciens qui ont signé une pétition sur le non fondé des appréciations pour le maintien en poste des deux collègues.
La direction fait la sourde oreille, elle doit écouter le personnel et maintenir les deux techniciens au laboratoire.
Le CHT a été signé le 17 janvier, y-a-t-il une relation avec une politique financière que l’on applique sur la barrière d’ajustement qui est le personnel ?
Il a fallu trois années pour se rendre compte, combien de temps il faut pour évaluer un agent ? Des prétextes qui pour la CGT sont les rebondissements sur les postes des fonctions support. Liquidation des doublons, regroupements de services, suppressions d’emplois, dégradation des conditions de travail donc de qualité de soins aux malades…..…...
Pour la CGT, une question se pose dorénavant, ces suppressions de poste ne sont-telles pas les premières conséquences de la CHT signée le 17 janvier 2011 ?
Pour sa part, la section CGT se prononce pour le maintien au sein du laboratoire des deux techniciens en contrat depuis 3 ans ! !
1, rue de la Marne 35403 Saint Malo, téléphone : 02 99 21 20 68 – fax.02 99 21 29 85 cgt@ch-stmalo.fr