Mercredi 27 octobre 2010
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Pourquoi réussir le 28 Octobre :
Ce week-end, Raymond Soubie (conseiller de l’Elysée aux affaires sociales)
affirmait : « oui la loi est dans la poche du patronat ! »
Eh bien non, ce n’est pas fini ! Nous avons appris nos leçons de Sarkozy : le
dossier retraite serait-il clos que demain, au Parlement, les mêmes UMP vont s’occuper du budget de la Sécurité sociale, branche Santé. A celles et ceux qui se laisseraient aller à penser que le
mauvais moment est passé, le bloc identitaire de la droite libérale vient réaffirmer qu’il en veut toujours plus.
Attendre 2012 ? Demain on votera gratis ?
L’opinion n’est jamais définitivement gagnée. La campagne des médias a porté et porte encore sur… la
pénurie de carburant et les déchets ménagers de la ville de Marseille. Bref, une croisade sécuritaire. Et la parole des experts nous enjoint de déclarer forfait et d’attendre… 2012 ! La seule
démocratie est celle de l’élection du président, nous expliquent ces bons docteurs. Chômeurs ? Précaires ? Licenciés ? Demain on vote gratis…
La légitimité du mouvement syndical et social est affrontée par le fait libéral : seul compte l’acte
de pouvoir du président, de son exécutif, de ses parlementaires enrégimentés. Et la bataille de la légitimité sociale a rebondi ce week-end sur le droit constitutionnel de grève contre le droit
de réquisition militaire ! La légitimité sociale est un combat quotidien. On n’a pas fait tout ça pour rien. Réussissons le 28 octobre !!!
La crise ? Ca y est, ils commenceraient à nous la faire payer ?
Non merci ! Sarkozy paie la sous-estimation de la crise économique dans le corps social français.
Obnubilé par les agences de notation, les résultats des banques et son jeu de rôle international, il s’est mépris sur la violence des conséquences sociales de la crise économique autant que son
mépris pour le mouvement social l’a emporté.
Son comportement à haute teneur en haine sociale l’amène à rechercher une victoire humiliante, par KO.
Avec lui, derrière lui, accrochés à ses basques, le Mouvement des entreprises de France (Medef) a ordonné la meute des patrons derrière le sauveur suprême. Et nous lui ferions cadeau de cette
attitude ? Ni aujourd’hui ni demain !
Entre « déjà plus » et « pas encore »
Déjà plus ? Nous n’en sommes plus au début incertain d’un mouvement qui cherchait la
durée, il l’a trouvée, comme il a rencontré l’unité. Non ce n’est pas 1995 et la grève des transports pour tous, non ça n’est pas 2003 et la CFDT
fillonnée, et ce n’est pas non plus le soutien du mouvement syndical aux jeunes du CPE. C’est une somme de manifestations, débutées en janvier 2009, qui sont autant de cris contre le sort global
qui est fait à tout un peuple. Voilà pourquoi encore plus de scolaires l’ont rallié.
Pas encore ? Pas encore la fin, où nous devrions passer à autre chose, parce que passer
à autre chose dépend de l’issue de ce mouvement. Ni sa force propulsive ni son élargissement n’ont rendu leur dernier souffle.
La retraite, pour eux, c’est déjà plié… Pour nous, ça ne fait que commencer !
Jeudi 28 Octobre soyons encore plus nombreux dans la Rue !
Les membres du secrétariat de l’U.D.-C.G.T. 56