PETITION
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Pétition pour la Défense de l'Hôpital
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Pétition pour la Défense de l'Hôpital


Le personnel du CH Port-Louis/Riantec est toujours en colère contre l'entêtement de la direction à maintenir des mesures visant à enrayer le déficit dont les agents ne sont pas les responsables.
L’une d’elle est la suppression de 3 à
5 jours de RTT correspondant à trois minutes de travail en moins par jour, soit 600 jours de remplacement en moins. Mais cela se traduirait par la suppression de trois postes d'agents
contractuels à temps plein... nous savons pertinemment que ces mesures ne suffiront pas à combler le déficit et engendreront d'autres mesures plus draconiennes encore.
Nous souhaitons interpeller la population sur la réalité de la situation à l'Hôpital. Le message semble bien passer auprès de celle-ci. Elle nous a exprimé leur soutien en nous
demandant par exemple "Qu'est-ce qu'on peut faire pour vous aider?" ...
Nous concrétiserons par une mise en circulation d’une pétition. (ci-dessous)
Pétition pour la Défense de l'Hôpital
En déplaise à notre
Directeur qui considère nos actions « ridicule ».
En aucun cas nous devons payer les erreurs des choix politiques qui ne sont pas les nôtres.
Nous résisterons à la manipulation qui consiste à nous culpabiliser d'un déficit qui n'est pas le nôtre.
Nous nous battrons pour la reconnaissance de notre travail, pour l’amélioration de la prise en charge de nos patients et résidents sur le plan humain et les soins.
« C’est l’horreur », témoignent-ils.
Étoiles de Noël suspendues au plafond et murs roses décorés de peintures naïves : le service de pneumo-néphrologie pédiatrique de l’hôpital Trousseau, à Paris, a su créer une
ambiance chaleureuse. En apparence. Depuis deux ans, les conditions de travail dégradées plombent le moral de l’équipe soignante. Et l’annonce de 1 150 suppressions de postes à l’AP-HP en
2010 n’arrange rien. Le professeur Albert Bensman, chef du service de néphrologie pédiatrique, a démissionné de ses fonctions administratives de l’AP-HP pour protester contre la casse de
l’hôpital public. « Je ne peux pas imaginer que la société décide de sacrifier des enfants malades, s’énerve-t-il. C’est inacceptable. On a tiré au maximum sur la corde, on ne peut
pas supprimer d’autres postes. »
Seule infirmière du service de néphrologie, Manuella s’occupe de huit patients. Tout en préparant une seringue, elle confirme : « Je suis au bord du burn-out, je n’arrête pas de
courir. Certains patients ont besoin de prise de température toutes les demi-heures. » En octobre, elles étaient encore deux infirmières. Mais les restrictions budgétaires sont
passées par là. Á l’autre bout du couloir, en pneumologie, « c’est l’horreur », lâche Patricia en se précipitant dans une chambre _ L’infirmière a oublié de donner à manger à un
patient. « Voilà ce qui arrive quand on n’a pas le temps », constate Aurélie, sa collègue. Cette semaine, le service de pneumologie a treize lits au lieu des huit habituels,
pour faire face à l’épidémie de bronchiolite. Mais ce n’est pas assez. « Les bronchiolites côtoient les gastros dans une même chambre, ce qui peut propager les germes »,
explique Aurélie. Pour assurer l’intendance, leurs plannings de repos et de congés ont été bouleversés. Et les infirmières peuvent être déplacées à tout moment dans d’autres services en
pénurie de personnel. « Ça m’arrive d’être seule en néphrologie alors que n’y connais pas grand-chose, je comprends que ça puisse inquiéter le professeur Bensman, »
explique-t-elle.
Dans la chambre d’à côté, les parents du petit Elias, un mois et demi, hospitalisé pour une bronchiolite, n’ont rien à redire sur le travail des infirmières. Mais ils ont ressenti de la
tension. « Pas à notre égard, mais elles parlent vite, sont parfois agacées », constate la maman. Pour l’instant, la pénurie de soignants est en partie compensée par les
internes en médecine. « On fait du brancardage, des soins, on décroche le téléphone. On donne un coup de main, même si ce n’est pas notre boulot », insistent Sophie et Claire,
internes dans le service depuis un mois. Elles déclarent avoir « halluciné » sur les conditions de travail, avec des infirmières en pleurs presque tous les jours. Et espèrent
que la démission du professeur Bensman « puisse faire entendre ces problèmes ». Á terme, l’AP-HP envisage de transformer Trousseau, pôle pédiatrique de pointe, en hôpital de
pédiatrie générale. Une nouvelle qui inquiète, la maman d’Amandine, qui souffre d’apnée du sommeil : « Ou ira-t-on ensuite ? »
Un gâchis pour les patients et pour la recherche universitaire. Dépité, le professeur Bensman se souvient : « Il y a quinze ans, on m’a proposé un poste au Canada, mais je suis
resté. On avait alors le meilleur service au monde. Si c’était aujourd’hui, je partirais sans hésiter. »
Cécile Rousseau
Source : L'HUMANITE
ASSEMBLÉE GÉNÉRALE
POUR TOUT LE PERSONNEL
Le Lundi 4 Janvier 2010
A partir de 14h
Ancienne salle de Cinéma
Site de Port-Louis
La direction ne donne pas satisfaction sur la suppression des jours de RT.
L’assemblée Générale du 28 Décembre a décidé de la poursuite du mouvement par la grève et les débrayages.
Action et lieu de rendez-vous :
· Rendez-vous le Mercredi 30 Décembre à 14h au Rond Point de Kernours pour distribution de tracts.
· Faites signer la pétition autour de vous
Pour tous renseignements contactez nous au 06.32.15.65.97
Vous devez avertir votre responsable de service ou la direction au moins 24 heures avant le jour désigné afin d’assurer la continuité de soins.