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ACTUALITES SYNDICALES

Mercredi 16 juin 2010 3 16 /06 /Juin /2010 14:11

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Retraite

Une réforme brutale pour un recul social sans précédent

mercredi 16 juin 2010

 

 

 

 

 

Le gouvernement vient de rendre public l’avant-projet de loi sur la réforme des retraites à l’issue d’une pseudo concertation.

 

Pour la CGT, c’est une réforme brutale pour un recul social sans précédent qui appelle ces premiers commentaires :

 

• En repoussant l’âge de départ à la retraite à 62 ans et l’âge de la retraite à taux plein à 67 ans (au lieu des 60 et 65 ans actuels), et en confirmant l’allongement de la durée de cotisation à 41,5 ans, les conditions d’acquisition des droits à la retraite en France seraient les plus drastiques en Europe,

 

• La quasi-totalité des salariés du public et du privé sont concernés,

 

• L’âge de départ en retraite serait repoussé à partir du 1er juillet 2011 sur un rythme accéléré pour atteindre 62 ans pour les salariés qui peuvent prétendre aujourd’hui à partir en retraite en 2016,

 

• Le droit à la retraite à taux plein serait porté à 67 ans. Les femmes dont 30 % sont déjà contraintes aujourd’hui de partir à 65 ans en seront les principales victimes,

 

• Les différentes mesures d’âge vont toucher plus particulièrement les jeunes. Ainsi, d’ici 2016, c’est plus d’un million d’emplois qui ne leur seront pas ouverts parce que leurs parents devront travailler plus longtemps.

 

• Le traitement des salariés exerçant des métiers pénibles et astreignants relève de la provocation. Il n’y aurait aucun métier pénible. Seul serait apprécié le degré d’usure du salarié qui, le cas échéant, lui permettrait de continuer de partir à 60 ans. On est loin du droit au départ anticipé avant 60 ans pour une retraite en bonne santé, alors que la CGT estime à 15 % les salariés en emploi pénible,

 

• Pour les fonctionnaires, la cotisation retraite augmentera de 2,7 %. Le dispositif de départ anticipé pour les femmes ayant eu 3 enfants disparaîtrait. Au nom de l’équité, c’est l’alignement des droits par le bas,

 

• Pour les régimes spéciaux : le gouvernement confirme que les mesures s’appliqueront aux salariés des régimes spéciaux. Il cherche surtout à éviter un front uni de tous les salariés en différant la mise en œuvre en 2017.

 

Ainsi l’ensemble des dispositions affectant les droits en matière de retraite représenterait une ponction de 22,6 milliards d’euros en 2018, 25,1 milliards d’euros en 2020.

 

Parallèlement, les propositions concernant la mise à contribution des hauts revenus, des revenus du capital, des entreprises ne font qu’égratigner les dispositions en leur faveur. Leur seule vocation est de créer l’illusion que la réforme est juste. Les recettes attendues sur ce plan sont estimées à 4,4 milliards d’euros en 2020, soit 5 fois moins que les sacrifices imposés aux salariés.

 

Le projet de loi est très largement marqué de l’empreinte du MEDEF qui réclamait le report de l’âge légal de la retraite. Les entreprises obtiendraient de plus de nouvelles aides financières pour l’emploi des plus de 55 ans.

 

La brutalité des mesures gouvernementales vise à répondre à la pression conjuguée des marchés financiers et des agences de notation qui exigent une réduction des budgets publics et sociaux dans tous les pays européens.

 

Non content d’affaiblir encore davantage le système de retraite par répartition, en accentuant les conséquences des réformes antérieures qui amputent déjà le niveau des retraites, le gouvernement n’apporte aucune réponse nouvelle aux défis du chômage, des bas salaires et de la précarité. C’est pourtant dans la réponse à ces problèmes que réside l’essentiel des solutions garantissant la pérennité des retraites.

 

Pour la CGT, c’est évident, cette réforme des retraites doit être résolument combattue.

Chaque salarié de tout âge et de toute profession doit prendre conscience que c’est de sa mobilisation que tout va désormais dépendre.

 

La CGT appelle tous les salariés à mener campagne pour des grandes manifestations unitaires et interprofessionnelles le jeudi 24 juin prochain et l’organisation de nombreux arrêts de travail dans le privé et le public.

 

Montreuil, le 16 juin 2010


 
Par CGT CH Port-Louis/Riantec - Publié dans : ACTUALITES SYNDICALES
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Mardi 15 juin 2010 2 15 /06 /Juin /2010 12:33

LE 24 JUIN :

 

siteon0-c707d.gifPour les retraites, les salaires, l’emploi, le service public,

toutes et tous en grève et dans les manifestations

 

¦ ¦ ¦

 

 

 

Président de la République et gouvernement tentent d’imposer leurs positions pourtant rejetées massivement.

 

ð Sur les retraites, il n’est toujours question que de recul de l’âge légal, d’augmentation de la durée de cotisation, de remise en cause de la pénibilité et des droits familiaux, de nivellement par le bas…, et même d’augmentation du niveau des cotisations retraite !

 

ð Sur les salaires, la négociation triennale (2011, 2012 et 2013) va s’ouvrir dans les prochains jours avec une 1ère séance annoncée le 25 juin qui risque fort de déboucher sur un affrontement aggravé. En effet, les ministres ne souhaitent à l’évidence ni augmenter la valeur du point, ni reconnaître ni revaloriser les qualifications et les amplitudes de carrière.

 

ð Sur l’emploi, c’est la poursuite d’une politique effrénée et tous azimuts de suppressions, détériorant les conditions de travail et mettant en péril la qualité du service public rendu, alors même que la porte de la titularisation et de la résorption de la précarité est à priori entrouverte. Avec la suppression de la taxe professionnelle et la réforme des collectivités territoriales, le gouvernement a décidé de porter un coup fatal au service public local et à la Fonction publique territoriale.

 

Tout cela dans un contexte où le Premier ministre, persistant à vouloir faire payer la crise à la majorité de la population qui n’y est pour rien, a annoncé le gel des dépenses publiques pour les 3 années à venir.

 

 

Changer radicalement de cap

 

Le progrès social, l’intérêt général et la solidarité appellent des choix en rupture avec ceux mis en œuvre actuellement.

Face à des interlocuteurs qui demeurent sourds à nos légitimes revendications et qui refusent toute véritable négociation, la riposte doit encore s’amplifier.

Rien n’est joué. Après la puissante journée unitaire du 27 mai avec un million de personnes dans les manifestations, le gouvernement et le patronat sont très isolés sur leurs propositions comme en témoignent également tous les sondages.

 

Raison de plus pour renforcer le processus unitaire de mobilisation le 24.

 

 

LA CGT APPELLE TOUS LES AGENTS DE LA FONCTION PUBLIQUE A SE MOBILISER MASSIVEMENT PAR LA GREVE ET LA PARTICIPATION AUX MANIFESTATIONS LE 24 JUIN.

 

 

 

 

 

 

Ensemble, nous exigerons notamment :

 


c Pour tous, privé et public, le droit à la retraite à 60 ans à 75 % pour une carrière complète, avec une meilleure prise en compte de la pénibilité et aucune pension inférieure au SMIC revendiqué par la CGT.

 

c Un financement mettant fortement à contribution les profits et les hauts revenus.

 

c Le maintien et l’amélioration du Code des Pensions, de la CNRACL et de l’IRCANTEC.

 

c Le maintien et l’amélioration de la reconnaissance de la pénibilité.

c Des augmentations salariales assises sur la valeur du point, permettant le rattrapage des pertes subies depuis des années.

 

c Un plan de titularisation, la résorption de la précarité, une limitation stricte du recours au non-titulariat, l’abrogation des dispositions autorisant l’intérim.

 

c Des finances publiques permettant de répondre aux besoins de la population et à l’intérêt général, ce qui implique le refus de tout gel.


 

 

Partout, dans les territoires, dans les professions, les initiatives le plus unitaires possibles doivent se multiplier dès maintenant pour construire le rapport de forces nécessaires.

 

 

PLUS QUE JAMAIS

L’HEURE EST AU DEVELOPPEMENT DES LUTTES.

 

Montreuil, le 11 juin 2010

Par CGT CH Port-Louis/Riantec - Publié dans : ACTUALITES SYNDICALES
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Mercredi 17 mars 2010 3 17 /03 /Mars /2010 20:13

 siteon0-c707d.gif                                         Salaires, emploi, retraites

Urgent, imposons d’autres choix

Tous ensemble le 23 mars

 

Les salaires, l’emploi, les retraites, les services publics sont au cœur d’une série de conflits en France et chez nos voisins européens. Dans l’Hexagone, pas plus qu’ailleurs, les salariés, les populations refusent de payer les frais d’une crise dont ils ne sont pas responsables. En France, les mesures prises par le gouvernement n’ont apporté aucune réponse aux urgences sociales. Allègements de « charges patronales», suppression de la taxe professionnelle, aides massives aux banques n’ont fait que restaurer et conforter les profits des entreprises, sans permettre une reprise de l’activité et une baisse du chômage. Et le patronat en redemande plus !

Quant aux services publics, le gouvernement persiste à supprimer massivement des postes indispensables à des missions utiles. Nous avons besoin de services publics et d’entreprises publiques répondant mieux aux attentes des besoins des populations et donc à l’intérêt général.

Loin de préparer une sortie de la crise, ces mesures alimentent tous les mécanismes qui nous y ont conduits. La gestion des entreprises emprunte les mêmes recettes : la pression sur les conditions de travail, les salaires, la précarité pour augmenter les dividendes aux actionnaires le plus vite possible.

À la sortie du sommet social à l’Elysée, les organisations syndicales ont affirmé : « le gouvernement n’a apporté aucune réponse concrète sur l’emploi, les salaires, le pouvoir d’achat, les conditions de travail et les politiques publiques ». Elles ont donc décidé d’appeler à la mobilisation pour le 23 mars. Elles « affirment leur volonté d’agir pour que le débat sur les retraites prenne en compte l’ensemble des questions tant au niveau du privé que du public, notamment le niveau des pensions, l’emploi, le financement, la pénibilité, le code des pensions et la réduction des inégalités.»

Gouvernement et patronat veulent aujourd’hui faire voler en éclats l’acquis social du droit à partir en retraite dès 60 ans au motif que nous vivons plus longtemps. Pourquoi faudrait-il qu’un tel progrès de société ne bénéficie pas à l’amélioration des conditions de vie ?

Faut-il accepter de travailler plus longtemps quand tant de jeunes sont exclus du monde du travail ?

Pour la CGT, la bonne réforme est celle qui assure le droit à un départ à la retraite dès 60 ans avec, pour une carrière complète, un revenu de remplacement équivalent au moins à 75 % du salaire net d’activité et au minimum au niveau du smic. Une réforme qui garantit la solidarité entre les générations, entre les professions dans le cadre du système par répartition.

Les profits réalisés début 2010 atteignent les records historiques de 1998. Par ailleurs, la destruction des emplois et les sacrifices imposés sur les salaires s’accentuent. Pour sortir de la crise, préparer l’avenir, financer la protection sociale et les retraites, relancer la consommation des ménages, il faut augmenter les salaires (notamment porter le Smic à 1 600 euros bruts), garantir, préserver les emplois et le tissu industriel. C’est par le travail de millions de salariés que se bâtissent les richesses de notre pays. Sortir de la crise, préparer l’avenir, conforter nos services publics, assurer le financement des besoins sociaux, des retraites demande un autre partage de ces richesses. Il y a urgence !

 


Sécurisons le présent et l’avenir.
Ensemble le 23 mars pour des salaires décents, des emplois durables et des retraites de qualité.

 

 

4 RASSEMBLEMENTS SUR LE MORBIHAN

10 h 30

LORIENT – Maison des Syndicats

PONTIVY – La Plaine

VANNES – La Rabine

11 H 00

BELLE ILE – Place de la République

Par CGT CH Port-Louis/Riantec - Publié dans : ACTUALITES SYNDICALES
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Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /Fév /2010 12:37
 

 

 

        Christophe Prudhomme Praticien Hospitalier

 

Il y en a marre des plans de retour à l’équilibre et des suppressions d’emploi alors que la bourse est grande ouverte par les laboratoires pharmaceutiques.

A situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles. C’est pourquoi je propose que la CGT avance deux revendications. D’une part que les laboratoires pharmaceutiques dont les profits ont explosé soient taxés pour abondés les comptes de la sécurité sociale. Pour mémoire, le champion français, Sanofi-Aventis, a dégagé plus de 8 milliards d’euros de bénéfices en 2009 pour un chiffre d’affaires de 25 milliards d’euros, soit une rentabilité de près de 30 %. On en prend 90% et on laisse 10 %, soit 800 millions d’euros pour les actionnaires, c’est largement suffisant.

 Autre question, la vaccination. A ce jour, le Ministère de la santé a engagé près de 2,5 milliards d’euros de dépenses pour 5,5 millions de personnes vaccinées : soit un coût moyen de 400 euros par personne. Cette somme correspond à ce qu’il faudrait pour remettre les compteurs à zéro dans les hôpitaux. Nous demandons donc à la Ministre qu’elle octroie un budget complémentaire du même niveau aux hôpitaux.

Par CGT CH Port-Louis/Riantec - Publié dans : ACTUALITES SYNDICALES - Communauté : La CGT PORT-LOUIS/RIANTEC
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Dimanche 15 novembre 2009 7 15 /11 /Nov /2009 12:50

Représentativité syndicale mouture Sarkozy/CGT/CFDT:le retour du bâton ?

 

Organisée par le pouvoir actuel, aura trouvé sa forme législative dans la loi du 20 août 2008 portant rénovation de la démocratie sociale et réforme du temps de travail.

 

Tout le monde sait bien que le Président de la République est "Pour des syndicats forts", depuis sa tribune dans "Le Monde" du 19 avril 2008...

 

Traduit en français courant, il s’agissait pour lui de créer les conditions pour que des "organisations sociales" rénovées viennent lui servir de supplétifs pour ses "grandes réformes".

 

La réforme de la représentativité syndicale en serait le cheval de Troie.

 

Soyons réalistes : ces nouvelles règles visaient à affaiblir plus encore le monde syndical, en centralisant, en empêchant de s’exprimer les plus petits syndicats. La classe politique trouvait avantage à n’avoir en face d’elle qu’un nombre restreint d’interlocuteurs sociaux, pour mieux les contrôler. Au diable la diversité !

 

Casser le paysage syndical issu de l’après guerre fut donc le leitmotif des "réformateurs", pour, - "centralisme démocratique" revisité - en arriver au presque "syndicat unique", voilà le scénario du film, donnant donnant, sous la houlette du Medef et de la CGPME.

 

Et l’oeil, la plume et la complicité bienveillante de la CGT, et de la CFDT, qui signeront en avril 2008 avec les organisations patronales un accord sur une nouvelle "représentativité syndicale".

 

L’art et la manière d’écraser les petits et de pactiser avec son diable qui amènera à abolir par la Loi du 20 août 2008 la notion de "présomption irréfragable de représentativité" des syndicats.

 

Les délices de la perspective de pensées syndicales uniques, face à un pouvoir politique qui ne survit que par la même recette bi-polaire. Pour simplifier? Non , pour mieux contrôler !

 

Par la règle des "minimum 10%", la mise à mort des petits syndicats ouvriers était décidée, et facilitée la constitution de "syndicats" maison, si utile aux gros employeurs.

 

Mais, en 2009, arrivent les premiers coups de balancier judiciaires : un jugement du tribunal d’instance de Brest daté du 27 octobre 2009 va faire parler de lui.

En effet, un débat sur la nouvelle représentativité syndicale façon Sarkozy a eu lieu devant le Tribunal d’Instance de Brest, où une entreprise locale, mais aussi la CFDT attaquaient la validité d’une désignation d’un délégué syndical FO, au prétexte de l’application des nouvelles règles du code du travail issues de la fameuse loi du 20 aout 2008.

 

Voici les arguments avancés par la défenderesse UD FO du Finistère qui sont contenus dans ses conclusions, reproduites par le site Wk-rh.fr/actualites et le jugement du TI de Brest - 27 octobre 2009 –

 

Le résultat du match CFDT/société SDMO contre FO, qui disait que la loi d’août 2008 était contraire au principe de liberté et d’égalité? Le juge signe une jolie jurisprudence en déclarant que la Loi du 20 août 2008 est contraire au Droit Communautaire (Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et de libertés fondamentales, Charte sociale européenne, Cour Européenne).

 

Un bon bol d’air.

 

Un coup d’arrêt aux attaques à la liberté syndicale, son pluralisme, la liberté d’expression et de revendication consécutives à une loi inique ?

 

Nous verrons bien. En tout cas, chapeau bas aux artistes du Finistère !

 

Un recours en cassation de la CFDT et du ministère du Travail aurait été été déposé le 5 novembre 2009, indique une dépêche AFP citée sur France Info.fr

Ah ! les convergences d’intérêts !


Raphael JORNET

 


http://chroniques-ordinaires-jr.blogspot.com/

http://www.mediapart.fr/club/blog/raphael-jornet/061109/representativite-syndicale-mouture-sarkozycgtcfdt-le-retour-du-baton

http://hlguemene.over-blog.org/article-representativite-syndicale-mouture-sarkosy-cgt-cfdt-le-retour-du-baton--39014326.html


Article publié le vendredi 6 novembre 2009 (15 heures 21) sur le site bellaciao.orghttp://bellaciao.org/fr/spip.php?article93634
Par CGT CH Port-Louis/Riantec - Publié dans : ACTUALITES SYNDICALES - Communauté : La CGT PORT-LOUIS/RIANTEC
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