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Actualité Santé/Social

Jeudi 24 novembre 2011 4 24 /11 /Nov /2011 12:36

Sarko malmène la santé publique, malmenons le !

Des familles ne se soignent plus....

Le gouvernement poursuit son action qui vise à détruire la sécurité sociale et dans un premier temps à détricoter l'oeuvre du CNR...

Des institutions très modérées en arrivent à protester...C'est le ras le bol qui commence à s'exprimer...Il faudra peut être passer à une autre phase active pour balayer ce gouvernement !?

48 % des Français ESTIMENT que les mesures de rigueur engagées par le gouvernement vont entraver leur accès aux soins dans les prochains mois,ils ont raison et aujourd'hui ce sont les principes de la solidarité qui sont remise en cause.

Ce régime vise au nom du libéralisme économique à balayer les réformes prévues par le Conseil National de la Résistance et mises en vie par les premiers gouvernements de la IV ème République.

Avec la réforme hospitalière et l'installation des ARS (Agences régionales de Santé), c'est tout l'édifice qui s'effrite.

Des hôpitaux de proximité jugés non rentables ferment certains de leurs services, des urgences chirurgicales de nuit qui sont abandonnés avec une double conséquence :

  • des accidentés sont parfois « promenés » d'un hôpital à l'autre avec les risques encourus

  • des malades sont obligés de « choisir » la clinique et les dépassements d'honoraires

Dans un communiqué commun portant sur : « l'Action sanitaire et sociale des CPAM : un filet face au désengagement de l’Assurance maladie ? », le Collectif interassociatif sur la santé, la FNATH ( association des accidentés de la vie) et la puissante et très modérée UNAF ( Union Nationale des Associations Familiales) expliquent bien que l'on passe d'une couverture légale régulière à une couverture « caritative » discrétionnaire.

Nous sommes à l'opposé des idéaux de l'assurance maladie fondée en 1945 :

Un accompagnement financier de plus en plus indispensable

Car la fragilité face à la maladie ne pourra qu’être aggravée par les évolutions récentes. Rien que pour l’année 2011 :

- les nouvelles baisses de taux de remboursement pour les médicaments à « vignette bleue » (de 35% à 30%) ; 
 - l’augmentation du 
seuil de déclenchement du forfait de 18 euros pour les actes coûteux ; 
 - la restriction des conditions de 
prise en charge des frais de transport des personnes en ALD ; 
 - la régulation des 
dépenses de transports pour tous les usagers des établissements de santé ; 
 - l’augmentation des 
cotisations dues aux organismes de complémentaires de l’ordre de 5% par an ; 
 - et la création d’un 
nouveau jour de carence dont les Français ne sont que 25 % à considérer que l’objectif est la lutte contre les arrêts de travail abusifs. Nos concitoyens croient plutôt, pour 60%2 d’entre eux, que cette mesure aura surtout pour conséquence une baisse de la couverture en entraînant une diminution de leurs revenus en cas de maladie, ce qui représente un préjudice pour les malades ne pouvant être justifié même par la crise pour 81 %2 d’entre eux.

Une autre orientation est nécessaire

Fixer l’objectif du droit à la complémentaire santé pour tous garantissant l’accès à un panier de soins de qualité. 
 - Imposer la transparence totale sur la qualité et la composition des prix des appareillages et dispositifs médicaux, en particulier dentaires, optiques et auditifs, de façon à en faire baisser les coûts. 
 - Harmoniser les conditions d’éligibilité (ressources et charges des demandeurs) aux aides attribuées par les commissions d’action sanitaire et sociale des CPAM. 
 - Mieux faire connaître l’existence de ces aides aux publics potentiellement bénéficiaires (seuls 26%2 des Français disent savoir que des aides exceptionnelles peuvent être sollicitées auprès de leur CPAM en cas de difficultés d’accès aux soins). »

 

D'autres revendications sont à rajoutées comme celles ci :

  • retour aux remboursements antérieurs permettant l'accessibilité de tous aux soins ;

  • abandon des forfaits hospitaliers et médicaux ;

  • interdiction du dépassement d'honoraires dans les hôpitaux....

Ce président si peu républicain et ce gouvernement sont les fossoyeurs de la République.

Certains commentateurs et militants pourraient même trouver que leur politique s'inspire de Vichy !?

Quoi qu'il en soit, les collectifs qui se développent pour la défense des hôpitaux de proximité et du service public de santé ont raison de se mobiliser.

D'après l'écho qu'ils rencontrent dans la population, il y a plus qu'une dichotomie entre l'aspiration de la population et la politique de Sarkozy....

Il faut poursuivre et amplifier la mobilisation contre ce gouvernement et préparer les voies permettant de renvoyer l'hôte de l’Élysée dans son foyer !

Jean-François Chalot

Par CGT CH Port-Louis/Riantec - Publié dans : Actualité Santé/Social
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Dimanche 13 novembre 2011 7 13 /11 /Nov /2011 23:57

Recul de l’âge de la retraite : Petites économies et... grande détresse !

Noyée dans les mesures de rigueur budgétaire, l’accélération de la réforme des retraites voulue par le gouvernement va provoquer de nombreuses situations de détresse pour les salariés et surtout chez les chômeurs âgés !

Xavier Bertrand était tout fier de déclarer au Nouvel Obs, sur la dernière modification de la réforme des retraites : « C’est moi qui ai eu cette idée sur les retraites  » Ajoutant avec sa compassion habituelle : « Ce n’est pas un effort simple : pour les personnes nées en 1955, cela représente quatre mois de travail en plus (...) »

Quelle est la réalité de cette modification ?

Première punition

Europe1 nous donne une première réponse : « (...) Avec les nouvelles règles imposées par le gouvernement, les chômeurs sur le point de partir à la retraite vont se retrouver pendant plusieurs mois sans ressource. La raison ? Ils auront épuisé leurs droits aux allocations chômage mais n'auront pas, pour autant, atteint le nouvel âge légal de départ à la retraite (...) »

Deuxième punition

De plus, il ne faut pas oublier que : « Selon toute vraisemblance, l’âge du taux plein devrait ainsi passer à 65 ans et 9 mois pour les assurés nés en 1952, à 66 ans et 2 mois pour ceux nés en 1953, 66 ans et 7 mois pour ceux nés en 1954 et 67 ans pour ceux nés en 1955 et après (...) » nous dit Capital

Devant quoi notre ministre brandira l'allocation transitoire de solidarité (ATS) remplaçante de l'allocation équivalent retraite (AER) destinée à ceux qui privés d'emploi, n'ont pas atteint l'âge minimum de départ à la retraite.

Oui, sauf que ce que l'ATS n'est ouverte qu'aux chômeurs qui ont plus de 60 ans aujourd'hui !

Que vont devenir tous les autres ?

Pas grand chose si l'on en croît les résultats du baromètre seniors publié le 8 novembre par France Retraite et Add'if. En effet, on y apprend que concernant la stratégie dédiée aux seniors issue du plan d’action relatif à l’emploi des salariés âgés imposé par le gouvernement : « (...) seules 11% des entreprises ont fait part de leur intention d'embaucher des salariés âgés (...) »

On notera au passage la réaction de Laurence Parisot autoproclamée représentante des 100% des entreprises françaises, qui a trouvé : « extraordinairement rassurant l'accélération de la réforme de retraites » ajoutant même qu'elle y voyait : « un signe très encourageant »

Sans commentaire !


Crédit photo
Le Figaro

Par CGT CH Port-Louis/Riantec - Publié dans : Actualité Santé/Social
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Dimanche 13 novembre 2011 7 13 /11 /Nov /2011 23:46

Les banquiers prennent le pouvoir en Eurozone

L'épidémie de démissions parmi les premiers ministres européens laisse le champ libre aux banquiers qui dirigent désormais quatre pays européens. En attendant le tour de l'Espagne, de la Slovénie et de la Slovaquie.

Il avait voulu un référendum, Il n'y en aura pas. Conspué et humilié par ses collégues européens qui, il n'y a pas si longtemps, le couvraient d'éloges, Papandréou est contrait de remettre le pays entre les mains d'un banquier.

Un homme du systeme.

Carolos Papadémos, qui vient de prendre la tête d'un gouvernement "de transition" est en effet un familier du cercle financier international.

Vice-président de la Banque centrale Européenne jusqu'en 2010, il a auparavant été gouverneur de la banque centrale grecque. Après des études aux USA (MIT et université de Columbia), il avait même débuté sa carrière dans la Fédéral Reserve Bank de Boston.

Sa mission, qui doit durer 100 jours, sera unique faire adopter à a Grèce les mêmes conditions que la Troïka a déjà imposé au Portugal. Ensuite seulement le peuple sera autorisé à voter pour des législatives anticipées.

Ma qué passa ?

En Italie, Berlusconi a aussi soudainement perdu le soutien du système, mais ce n'est ni à cause de ses frasques sexuelles ni à cause de ses magouilles judiciaires. Non, son faux pas a été d'avoir déclaré samedi que l’euro est "une devise qui n’a jamais convaincu personne".

Cette déclaration, véritable crime de lèse banquier-central a été publiée par le quotidien "Il Sole 24 Ore" et a signé la fin politique du cavalière. Sa majorité qui en avait vu pourtant d'autres, a soudain été pulvérisée.

C'est qu'en Eurozone, on ne blasphème pas impunément le nom de l'Euro. Pas plus qu'on ne soumet les volontés des banquiers au scrutin populaire.

De plus a quoi bien peut servir un Berlusconni quand on a un Mario Draghi, ex vice président de Goldman Sachs à la tête de la BCE ?

Ni au parlement du reste. C'est pour l'avoir ignoré que le portugais José Socratès a perdu en juin le pouvoir et que depuis le Portugal est sous contrôle de la Troïka bancaire. Une situation qui n’émeut guère l'ex-premier ministre portugais José Manuel Barosso.

 

Troïka au sud comme au nord.

 

En Irlande, c'est depuis février dernier que le FMI, la BCE et la Commission font la loi, après la démission et le retrait de la vie politique du premier ministre Brian Cowen. Le pays vit depuis une humiliant soumission à un plan de "sauvetage" qui a même viré à la "dispute française" avec Nicolas Sarkozy lors du Conseil Européen.

 

A qui le tour ?

 

Les jours au pouvoir de José Louis Zapatero sont également comptés. Il a été contraint d'avancer les élection législatives au 20 novembre. et il y a peu de chances que les socialistes en sortent vainqueurs. Mais avant d’être autoriser à voter les Espagnols auront doit aux aussi a leur plan de liquidation.

La Slovénie aura aussi des législatives anticipées le 4 décembre quand à la Slovaquie elle n'a plus de gouvernement depuis un mois .

Pas de quoi impressionner notre président de l'Europe, Hermann Von Rompuy, dont le pays, la Belgique, s'en passe très bien depuis plus d'un an.

Un peu partout, donc, en Europe, n'ayant plus confiance dans la fidélité de leurs hommes de paille et redoutant que les peuples se rebiffent, les banquiers-centraux se voient contraints de monter directement au charbon pour forcer les états à boire la ciguë.

Nous entrons maintenant dans la phase critique du coup d'état visant à dépouiller les états-nations de ce qui leur reste de souveraineté.

 

Préparez-vous a être "sauvés" vous aussi dans un proche futur.

Par CGT CH Port-Louis/Riantec - Publié dans : Actualité Santé/Social
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Jeudi 10 novembre 2011 4 10 /11 /Nov /2011 12:44

Messieurs les banquiers, bravo et adieu

Messieurs les banquiers, nos sincères félicitations : prendre ainsi le contrôle du monde n'était pas une mince affaire !

A l'époque où les premières démocraties ont été mises en place on n'aurait franchement pas imaginé qu'il puisse exister quelque chose au dessus de l'Etat, et que ce dernier s'y soumettrait docilement.

Même durant le dernier quart du XXème siècle, où vous avez pourtant commencé à frapper de plus en plus fort, la plupart des gouvernants - et même des économistes - ne vous voyaient toujours pas venir !

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Quand on pense que suite à la chute de l'Empire Romain, puis durant la majeure partie du Moyen-Âge, il était formellement interdit de gagner de l'argent avec de l'argent, le pêché étant condamné à l'excommunication et parfois même condamné à mort ! Vous avez réussi à faire accepter le procédé il y a environ 3 siècles, puis avez ensuite accompli une autre prouesse en rendant légal le fait de pouvoir prêter plusieurs fois plus que ce qu'on ne possède, rien à dire c'est du bien bel ouvrage.

Aujourd'hui la majorité des grandes puissances économiques mondiales croulent sous les dettes qu'elles ont contractées chez vous. Mais plus fort encore, et il s'agit peut-être là du point d'orgue de votre réussite, lorsque vous leur réclamez de l'argent parce que vous vous sentez un peu inconfortables, les gouvernements de ces grandes puissances n'ont aucun autre choix que vous verser des dizaines de milliards ! C'est la très grande classe.

Certains ont bien essayé de donner l'alerte, même il y a 2 siècles, par exemple :

"Celui qui contrôle l'argent de la nation contrôle la nation ".
Thomas Jefferson (1743-1826), 3ème Président des Etats-Unis

"Je crois que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés qu'une armée debout ". Thomas Jefferson

"Quand l'argent d'un gouvernement dépend des banques, ce sont elles et non les chefs du gouvernement qui contrôlent la situation ". Napoléon Bonaparte

"Si les gens de cette nation comprenaient notre système bancaire et monétaire, je crois qu'il y aurait une révolution avant demain matin ".
Sr Henry Ford (1863-1947), fondateur de Ford

"Quand le pillage devient un moyen d'existence pour un groupe d'hommes qui vit au sein des élites de la société, ce groupe finit par créer pour lui-même tout un système juridique qui autorise le pillage, et un code moral qui le glorifie. "
Frédéric Bastiat (1801-1850), économiste politique

L'un de vos fondateurs l'avait même clairement spécifié :

"Donnez-moi le contrôle sur la monnaie d'une nation, et je n'aurai pas à me soucier de ceux qui font ses lois ". Mayer Amschel Rothschild (1744-1812), fondateur de la dynastie banquière des Rothschild

Une dernière :

"Le système bancaire moderne fabrique de l'argent à partir de rien. Ce processus est sans doute le tour de passe-passe le plus étonnant jamais inventé.

Les activités bancaires ont été conçues dans l'iniquité. Les banquiers possèdent la Terre. Prenez-leur, mais si vous leur laissez le pouvoir de créer de l'argent d'un petit trait de plume, ils vous la rachèteront...

Enlevez-leur ce grand pouvoir et alors toutes les grandes fortunes comme la mienne disparaîtront, comme elles devraient le faire, et alors nous aurons un monde meilleur où il ferait mieux vivre. Mais si vous voulez être les esclaves des banques et continuer de payer le coût de votre esclavage, laissez les banquiers continuer de créer l'argent et de contrôler le crédit.
 "
Josiah Stamp, directeur de la Banque d'Angleterre de 1928 à 1941 (et 2ème plus grande fortune de Grand-Bretagne à l'époque).


Mais nous ne pouvons pas revenir en arrière et maintenant nous sommes bien obligés de gérer la situation actuelle.

Messieurs les banquiers privés, nous sommes confus (ou pas), mais nous allons devoir nous passer de vous. Les banques doivent devenir des organismes à but non lucratif si nous voulons sortir du système actuel qui arrive totalement à bout de souffle.

Le pire c'est que pour cela on va peut être encore devoir vous payer, vous vous en serez vraiment tirés comme des chefs jusqu'au bout... On espère tout de même secrètement attendre que la valeur de vos banques tombe à zéro pour que l'Etat les rachète zéro euro.


Où en sommes-nous ?

Nous en sommes au point où le remboursement de la dette est la 1ère dépense de l'Etat. La situation est intenable et ne peut continuer ainsi, comme le prouvent les exemples d'autres pays européens, à commencer bien sûr par la Grèce.

Après 2 ans et 7 plans d’austérité, la Grèce est en récession, sa dette est passée de 125% à 160% du PIB.

Petite vidéo qui nous vient de Grèce :

Quelques pays sont en train de prendre la même direction, comme l'Italie, l'Espagne, le Portugal, etc. La France et l'Allemagne n'en sont plus si loin...

Dette publique en Europe (en % du PIB)Dette publique en Europe (en % du PIB)

En Espagne par exemple, le chômage a battu tous les records : 21,2 % de la population active (près de 5 millions d’hommes et de femmes) et 46,2 % des jeunes de moins de 25 ans sont privés d’emploi. 2 millions de chômeurs ne touchent aucune prestation. Une grande misère ronge des millions d’espagnols alors que la crise est loin d’être terminée.
(source http://occupyfrance.org)

Nos dirigeants semblent totalement dépassés par les événements. L'Europe n'a pu mettre aucun plan pour sauver la Grèce sans l'aide de... la Chine ! Et encore, le plan réalisé ne garantit rien. Le G20 a bien fait rigoler les observateurs. La France vient d'annoncer son "deuxième" plan de rigueur, décrié par l'ensemble des économistes.
 

(source http://realinfos.wordpress.com/2011/07/01/la-dette-francaise-a-845-du-pib/)

Et surtout le peuple commence à bien intégrer l'injustice : on lui demande de rembourser les banques privées, par l'intermédiaire direct des impôts, par l'intermédiaire indirect mais non négligeable de l'altération de la qualité des services publics, des aides sociales, etc.


Parlons de la croissance

La croissance s'écroule. Or la croissance est le moteur du système.

Un mot sur le pourcentage de croissance : si on dit 3% une année, ce n'est pas identique aux 3% de l'année précédente car c'est le pourcentage d'un nouveau total qui a augmenté. Ces 3% contiennent plus de matériaux, plus de produits, plus de services que ceux de l'année précédente.
La courbe d'une croissance "à pourcentage fixe" n'est pas plate mais augmente de manière exponentielle.

En conséquence une phrase un peu choquante : de plus en plus de choses doivent passer de l'état naturel à celui d'ordure juste pour éviter l'effrondrement du système.

"Toute l'économie mondiale dépend du consommateur, s'il cesse de dépenser l'argent qu'il n'a pas pour des choses dont il n'a pas besoin, nous courons à notre perte." Bill Bonner, économiste.


Si les prêts diminuent, l'argent devient plus rare, il y a réduction du pouvoir d'achat, les ventes chutent, les salaires baissent, les prix baissent, le processus s'accélère car les emprunteurs n'ont plus confiance de pouvoir rembourser leurs prêts, donc ils n'empruntent plus, etc. Les saisies augmentent, les banques perdent beaucoup d'argent.

Seul le gouvernement peut enrayer cette spirale en renflouant les banques privées.

Au fil du temps la dette augmente et l'argent se déprécie. Suit un effrondrement déflationniste de l'économie, suivi du chaos social ou de la guerre.
D'où la tendance à pousser les gens et gouvernements du monde entier à s'endetter pour faire durer le système le plus longtemps possible !

(source http://www.etats-generaux-de-la-depense-publique.com/)


Mais derrière la boutade de l'économiste Kenneth Boulding "Quiconque croit que la croissance exponentielle peut continuer sans fin est soit un fou, soit un économiste." se cache une vérité bien réelle :la croissance ne peut pas augmenter à l'infini, notamment parce que les ressources naturelles de la planète ne sont pas infinies. La croissance qui augmente sans fin c'est un mythe de politiciens et d'économistes.

Le système monétaire actuel refuse de reconnaître que l'économie est limitée par les ressources naturelles limitées de notre planète et par notre capacité limitée à gérer les déchets.

La planète a des limites et l'économie ne peut pas gonfler à un rythme exponentiel.

Le plus grand mensonge c'est qu'une croissance exponentielle est possible. C'est une illusion créée de toute pièce par la course aux profits.

Bricoler le système ne donne pas de résultat durable, il faut changer le système.

L'argent n'est qu'une idée et n'est que ce qu'on fait de lui.

Il faut élaborer un nouveau système monétaire et probablement aussi un nouveau concept de l'argent.


Révolte du peuple

Le peuple commence à comprendre l'ignominie du système et son injustice criante. Cette fois il ne se laissera peut-être pas faire, il ne DOIT plus se laisser faire.

Il lui est impossible de continuer à faire confiance à ses dirigeants, ces derniers ne sont plus compétents, s'ils l'ont jamais été.

Il ne peut plus supporter de renflouer, par son dur labeur, les riches banques privées. C'est un contre-sens absolu et une injustice incommensurable.

L'Etat ne propose aucune autre solution. Et ne vous faites surtout aucune illusion : si le PS est élu en 2012, cela ne changera pas grand chose à l'affaire. En France c'est le risque : croire que la prochaine élection peut changer les choses. Le risque c'est de perdre de très longs mois. Il y a 6 mois jusqu'aux élections mais ensuite combien avant de se rendre compte que rien ne change fondamentalement ? Encore plusieurs mois ? Cela semble beaucoup trop long et risqué.

La réforme monétaire sera très difficile car tous les puissants, qui bénéficient du système, feront l'impossible pour conserver leurs avantages, comme dans toutes les révolutions.

Comment procéder ? Par les urnes ou par la rue ? Certains pensent qu'on peut encore faire changer les choses par les urnes, par exemple en provoquant un référendum via les parlementaires, ou en créant des collectifs (citons http://www.audit-citoyen.org). D'autres ne sont pas aussi optimistes et considèrent que cela devra passer par la rue, par exemple le mouvement pacifique des Indignés.

Espérons effectivement que cela pourra se faire sans violence, mais ce n'est pas garanti d'avance...


Quelques systèmes alternatifs

L'une des critiques principales faite à ceux qui se contentent d'appeler à la révolte du peuple et au changement du système est qu'ils ne proposent aucun système alternatif.

Faut-il renverser un régime qui va droit dans le mur si on ne sait pas encore ce qu'on fera après ? C'est un peu philosophique comme question, mais c'est vrai qu'on a envie de répondre "oui et on trouvera bien ensuite".

Mais en l'occurrence les systèmes alternatifs fleurissent ci et là.

L'un des éléments que tout le monde a compris, sauf nos dirigeants, à moins qu'ils préfèrent faire l'autruche pour leurs intérêts privés, c'est que le système des banques privées a fait long feu, donc le minimum pour commencer c'est de nationaliser les banques.

Il faudrait imaginer les banques comme des services sans but lucratif, travaillant au service de la société. Les prêts pourraient être sans intérêts (si viable économiquement) ou les intérêts seraient redistribués à la société (sous une forme ou une autre).

Des ajustements et des mesures importantes seront bien sûr nécessaires après la nationalisation.

Pourquoi les gouvernements choisissent d'emprunter de l'argent aux banques privées, avec intérêts à payer dessus, quand ils pourraient créer tout l'argent qu'il leur faut, sans intérêt ?
(d'avantage à ce sujet ici : http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/unissons-nos-indignations-pour-103363)

Frédéric Lordon (comme d'autres) a analysé la situation avec clairvoyance depuis longtemps.
Voici un long article qu'il a écrit en août dernier :
http://blog.mondediplo.net/2011-08-11-Le-commencement-de-la-fin
Voici l'un de ses très rares passages à la télé, le mois dernier :
http://www.agoravox.tv/actualites/economie/article/faut-il-sauver-les-banques-et-a-32091

Un article AgoraVox d'hier sur "la réforme monétaire 100%" :
http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/10-raisons-d-adopter-la-reforme-103813

Une piste à réfléchir : ajout de l'argent numérique, une unité (par exemple un euro) ne peut exister qu'en un seul exemplaire et est identifié par un numéro unique déterminé par l'Etat. C'est comme de l'argent physique mais numérique.


Pour finir un proverbe Cri (nation amérindienne du Canada) :

"Quand le dernier arbre sera mort, quand la dernière rivière aura été contaminée, et quand le dernier poisson aura été attrapé, alors seulement nous comprendrons que nous ne pouvons pas manger l'argent".
 

---

Cet article m'a été inspiré par de nombreuses sources, la première et la principale étant les deux vidéos de Paul Grignon :

 



Deux vidéos d'animation (50 minutes et 1h30) qui expliquent de manière pédagogique comment a été créée la monnaie puis la dette, résument l'ensemble du système monétaire et envisagent quelques systèmes alternatifs.

Elles ont probablement quelques défauts, mais ont sûrement le grand mérite de pouvoir éclairer le peuple sur les rouages du système économique.

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Lundi 3 octobre 2011 1 03 /10 /Oct /2011 11:45

Les français ne se soignent plus faute de moyens !

 

Par Europe1.fr avec Eve Roger

 

Publié le 30 septembre 2011 à 18h45 Mis à jour le 30 septembre 2011 à 18h51

22 % des personnes interrogées ont renoncé aux soins dentaires

22 % des personnes interrogées ont renoncé aux soins dentaires © Maxppp

 

L'écart se creuse également avec nos voisins européens, selon un sondage publié vendredi.

Ils sont de plus en plus nombreux. Près d'un tiers des Français, 29% environ, ont dû renoncer à se faire soigne r, faute d'argent ces derniers mois contre 11% il y a deux ans, selon un sondage CSA pour Europ Assistance publié vendredi.

Les sacrifices concernent "les soins dentaires" et "les lunettes" pour 22% des personnes interrogées. Mais pas seulement. A côté de ces secteurs connus pour être onéreux, se nichent aussi des soins plus "courants" pour 12% des sondés, "l'achat de médicaments" (6%) , des "soins lourds comme les opérations, les examens ou traitements coûteux" (5%).

"Il y a malheureusement toute une partie de la population, je pense notamment aux personnes qui bénéficient d'un minimum vieillesse, de l'allocation adulte handicapé, dont les revenus sont de quelques euros au-dessus du minima et de ce fait, ne peuvent pas bénéficier de cette couverture médicale universelle complémentaire ", analyse sur Europe 1 le docteur Olivier Bernard, de l'association Médecins du monde.

"Ils ne peuvent se payer des soins coûteux que sont les soins dentaires et les lunettes", conclut-il en précisant que Valenciennes, Pau, Besançon, Montpellier et Nancy sont les villes les plus concernées dans l'Hexagone.

Un système à deux vitesses

Un constat d'autant plus inquiétant que l'écart se creuse aussi avec nos voisins européens avec les États-Unis, pourtant "réputés" pour leur système de santé inéquitable. Ils sont 25% aux Etats-Unis, 19% en Italie, 15% en Allemagne, 10% en Autriche, 6% en Grande-Bretagne et 5% en Suède. Entre 2009 et 2011, la proportion a augmenté partout, sauf en Grande-Bretagne, ainsi qu'en Suède, en Allemagne et Autriche, où les chiffres sont relativement stables.

Le système de santé français est-il en train de devenir un système à deux vitesses ? Pour 51% des Français, il ne garantit plus "l'égalité" entre les citoyens. Un jugement également partagé par nos voisins mais souvent avec beaucoup plus de force. 76% des Polonais répondent "non", 67% des Allemands, 61% des Tchèques et des Américains, 57% des Italiens, 50% des Autrichiens, 40% des Britanniques. Seuls les Espagnols semblent plus optimistes avec 21 % de personnes jugeant le système de santé inégalitaire.

Pas d'effet Mediator sur la confiance

Pour autant, les Français ne remettent pas en cause complètement l'organisation du système de santé si l'on en juge par la note qui lui accordent : 5 sur 10. Ils restent néanmoins plus sévères que les Autrichiens avec une note de 6,2, suivis des Britanniques 5,6 et des Espagnols 5,4.

Enfin, les sondés ont également été interrogés sur leur confiance dans les "contrôles mis en place par les autorités sanitaires pour l imiter les risques liés à la prise de médicaments ". Surprise, il ne semble pas y avoir d'effet Mediator. 58% des Français gardent confiance, ce qui les place dans la moyenne des pays sondés.

Sondage réalisé en mai et juin par téléphone auprès de 5.500 individus de 18 ans et plus dans dix pays, représentatifs de la population (méthode des quotas).

 


   

 

Une récente étude prouve que 29% des français faute de moyens refusent de se soigner. Dans quel pays vivons nous, ces résultats prouvent à quel point nous avons franchi la limite du supportable à l’ère de l’informatique et  du progrès.

 

De nouveau réapparaissent d’anciennes maladies telles que la tuberculose, maladie infectieuse due entre autres à la malnutrition,  le manque d’hygiène que l’on peut avoir notamment dans les logements insalubres mis en location par des marchands de sommeil peu scrupuleux  .Cette recrudescence montre bien combien  les milieux appelés autrefois modestes sont de plus en plus happés dans une spirale de la pauvreté, creusant ainsi le fossé entre deux mondes.

Tous les âges de la population sont touchés, dans une récente interview accordée au site Internet Actuazin.com Léonie  90 ans nous confiait qu’après le décès de son mari elle avait du se rendre à l’évidence et se faire loger par ses enfants car sa petite retraite de 900 euros ne suffisait pas à payer un loyer de 500 euros, une mutuelle à de 159 euros, et toutes les factures, 42 ans de travail pour en arriver là , quelle honte pour notre pays , cette génération qui s’est battue pour la liberté de notre pays, ne peut plus se suffire à elle-même, quelle récompense vous leur offrez messieurs les gouvernants .Se soigner est un droit, que ce soit Léonie, Pascal ou Ahmed chaque habitant de ce pays doit avoir accès aux soins.

Par CGT CH Port-Louis/Riantec - Publié dans : Actualité Santé/Social
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