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Vendredi 4 septembre 2009 5 04 /09 /Sep /2009 10:58
PARIS (AFP) - 04/09/09 09:46
Prouesse chirurgicale sur un bébé prématuré à l'hôpital Robert-Debré de Paris



Une petite fille prématurée de 31 semaines a été opérée immédiatement après sa naissance d'une tumeur quasiment égale à son poids, à l'hôpital Robert-Debré (AP-HP), "un exemple de complémentarité" d'une équipe multidisciplinaire, selon le chirurgien Arnaud Bonnard.

Photographe : Benjamin Gavaudo AFP/Archives :: Photo de l'entrée de l'hôpital Robert Debré, le 24 juillet 2009 à Paris
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Photographe : Benjamin Gavaudo AFP/Archives :: Photo de l'entrée de l'hôpital Robert Debré, le 24 juillet 2009 à Paris
photo : Benjamin Gavaudo , AFP


"Ce n'est pas une première chirurgicale, mais c'est une intervention exceptionnelle parce que c'est toute une équipe qui a réfléchi pour prendre la bonne décision de sortir ce petit bébé avant que son coeur aille mal", a expliqué vendredi à l'AFP le Dr Bonnard.

La petite fille est née par césarienne le 25 août. Elle pesait 1,7 kg et la tumeur développée essentiellement à l'extérieur de son corps, au niveau du coccyx, 1,5 kg. "Elle a été opérée dans l'heure qui a suivi sa naissance", a précisé le chirurgien.

Pour le Dr Bonnard, il "faut encore être prudent". Le bébé "a très bien supporté l'intervention et la réanimation, extrêmement lourde". "Il va bien, mais c'est encore trop tôt pour se prononcer définitivement". "Maintenant, ce sont les complications de la prématurité qu'il faut éviter", a-t-il expliqué. La petite fille devra ensuite restée sous surveillance.

La naissance et l'opération ont mobilisé "toute l'équipe prénatale, l'équipe d'obstétrique qui a fait la césarienne, deux équipes d'anesthésistes, l'équipe de néonatalogie et enfin les chirurgiens".

La tumeur qui a été enlevée était un tératome, un amas de tissu "normal", qui en fait "une tumeur a priori bénigne". Elle peut néanmoins entraîner le décès du bébé in utero ou à la naissance, en cas d'insuffisance cardiaque, lorsque le petit coeur n'arrive pas à alimenter la masse de la tumeur.

Le taux de mortalité sur ces grosses tumeurs est estimé à 60%, a précisé le chirurgien. Leur fréquence est assez rare, de l'ordre de 20 cas par an en France.

Par CGTPTR - Publié dans : information CGT
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