Publié le 16/10/2008 à 12:57 - Modifié le 16/10/2008 à 13:22 AFP
"Alors qu'aujourd'hui la plupart des inspections sont programmées, demain je veux que les contrôles surprise soient désormais majoritaires: ils passeront désormais de 50% à 80%", a annoncé la ministre lors d'une conférence de presse pour le lancement de l'opération "Bientraitance des personnes âgées en établissement".
L'opération se déroule à quelques jours de la diffusion (le 22 octobre) sur France 2 d'une nouvelle émission "les infiltrés". Dans celle-ci, la journaliste, en se faisant passer pour aide-soignante en stage, a saisi en caméra cachée des faits de maltraitance passive exercés au quotidien à l'encontre de personnes âgées dans une maison de retraite.
Tout en signalant "l'excellent travail de l'immense majorité des personnels et des responsables d'établissement", Valérie Létard a reconnu que "la maltraitance passive ou active dont ils souffrent encore trop souvent est au coeur de l'actualité".
"Ce sont des faits minoritaires", a-t-elle ajouté, qu'elle souhaite voir "réduits à néant".
Mme Létard a également promis de mobiliser sur trois ans, "132 millions d'euros pour former 250.000 professionnels" à des "techniques d'accompagnement personnalisé", pour s'occuper notamment des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer.
Le coût de la mesure sera pris en charge par la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA) et par les organismes collecteurs de la formation professionnelle, a-t-elle précisé.
Des questionnaires d'auto-évaluation sur les pratiques de bientraitance seront également mis en place dès 2009 dans tous les établissements, qui devront être remplis par le directeur, le médecin et l'infirmier coordonnateur, ainsi que par le Conseil de vie sociale où siègent les familles.
"En cas d'incohérence évident dans le remplissage du questionnaire, l'établissement fera l'objet d'une enquête-flash" des Ddass, "plus légères à mettre en place qu'une inspection classique", a précisé la ministre.