Les salariés devraient être les premiers et les plus durement touchés par l’avalanche de propositions/solutions de l’UMP pour sortir la France de la crise. Si nombre d’entre eux ne se sont
pas inquiétés outre mesure des implications de la dégradation de la note AAA du pays, il va leur falloir être particulièrement attentifs aux prochaines mesures et « réformes » prônées par le
gouvernement et l’UMP.
Au-delà d’une mesure qui fait consensus comme
le chômage partiel, rappelons que les objectifs prioritaires du gouvernement et de l’UMP sont de
:
supprimer la durée légale du travail ainsi qu’adapter les salaires aux évolutions
de l’activité des entreprises.
Ce qui n’a pas semblé suffire à Luc Chatel qui donnait hier aux salariés un avant-goût de « réformes » complémentaires pour faire face à la crise, à savoir une
mise en cause
très claire de la cinquième semaine de congés payés.
Pris semble-t-il au dépourvu, Jean-François Copé, improvisait
une réponse
évasive :
«
Pas à ma connaissance »
a-t-il répondu, avant de lancer sa propre offensive sur : « (…)
le problème des
allégements de charges à hauteur de 12 milliards d'euros payés par le contribuable (…) » que représentent : « (…)
les RTT (…) au fait que : «
(…)
aujourd'hui on ne peut plus se le permettre (…) » sans préciser bien entendu que leur suppression ... ne donnerait lieu à aucune contrepartie !
Donc travailler plus pour … travailler plus ! Ou plus exactement comme
le dit Xavier Bertrand utilisant les traditionnels
éléments de langage : «
travailler davantage » et … «
faire travailler davantage de
monde » Ce qui ne manquera pas de vous étonner, puisque si les entreprises peuvent varier le temps de travail à leur guise, pourquoi
embaucheraient-elles ?
Mais, direz-vous, où vont-ils chercher tout ça ?
Eh bien tout simplement auprès des organisations patronales comme le Medef ou l’Afep pour la mort de la durée légale du travail est un combat idéologique et des think tanks libéraux ou ultra
libéraux, proches :
Fondation Concorde,
Institut Montaigne,
Fondapol, ou
Ifrap
Ifrap, dont l'une des propositions pourrait bien être lancée par, dans les jours ou semaines à venir, par un membre du gouvernement ou de l’UMP. En effet, dopés par leurs discours sur la
compétitivité, il ne serait pas étonnant de les entendre parler de : la
suppression du SMIC universel au profit d’un
SMIC par branche proposée par le think tank.
Ifrap : « (…)
La France est le pays où le Smic horaire est le plus élevé,
Luxembourg exclu, et le seul qui présente la particularité d’être à la fois fixé par la seule intervention du législateur, sans négociation entre partenaires sociaux, totalement rigide et
s’appliquant de façon uniforme à tous les salariés sans distinction d’âge, d’activité ni de région, et révisable de façon automatique (…) »
Ou bien : Le contrat de travail unique à droits progressifs indispensable selon l'institut Montaigne
au fait que
: «
Le CDI présente aujourd'hui une rigidité inadaptée, compte tenu de la souplesse exigée des
entreprises par le marché et de l'évolution souhaitable des carrières professionnelles »
Il sera d’ailleurs intéressant de comparer les annonces du 18 janvier, avec les propositions des organisations patronales et des think tanks. Afin de voir à quel point ceux-ci auront décidé
de notre sort pour les cinq prochaines années à venir, en cas de victoire du Président pas encore candidat, et de l’UMP, en mai prochain.
A vous d’être vigilants et de ne jamais oublier que le slogan de 2007 : « ensemble tout est possible » reste toujours à l’ordre du jour, pour notre plus grand malheur !
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