ACTUALITES SYNDICALES

Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /2010 12:37
 

 

 

        Christophe Prudhomme Praticien Hospitalier

 

Il y en a marre des plans de retour à l’équilibre et des suppressions d’emploi alors que la bourse est grande ouverte par les laboratoires pharmaceutiques.

A situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles. C’est pourquoi je propose que la CGT avance deux revendications. D’une part que les laboratoires pharmaceutiques dont les profits ont explosé soient taxés pour abondés les comptes de la sécurité sociale. Pour mémoire, le champion français, Sanofi-Aventis, a dégagé plus de 8 milliards d’euros de bénéfices en 2009 pour un chiffre d’affaires de 25 milliards d’euros, soit une rentabilité de près de 30 %. On en prend 90% et on laisse 10 %, soit 800 millions d’euros pour les actionnaires, c’est largement suffisant.

 Autre question, la vaccination. A ce jour, le Ministère de la santé a engagé près de 2,5 milliards d’euros de dépenses pour 5,5 millions de personnes vaccinées : soit un coût moyen de 400 euros par personne. Cette somme correspond à ce qu’il faudrait pour remettre les compteurs à zéro dans les hôpitaux. Nous demandons donc à la Ministre qu’elle octroie un budget complémentaire du même niveau aux hôpitaux.

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Dimanche 15 novembre 2009 7 15 /11 /2009 12:50

Représentativité syndicale mouture Sarkozy/CGT/CFDT:le retour du bâton ?

 

Organisée par le pouvoir actuel, aura trouvé sa forme législative dans la loi du 20 août 2008 portant rénovation de la démocratie sociale et réforme du temps de travail.

 

Tout le monde sait bien que le Président de la République est "Pour des syndicats forts", depuis sa tribune dans "Le Monde" du 19 avril 2008...

 

Traduit en français courant, il s’agissait pour lui de créer les conditions pour que des "organisations sociales" rénovées viennent lui servir de supplétifs pour ses "grandes réformes".

 

La réforme de la représentativité syndicale en serait le cheval de Troie.

 

Soyons réalistes : ces nouvelles règles visaient à affaiblir plus encore le monde syndical, en centralisant, en empêchant de s’exprimer les plus petits syndicats. La classe politique trouvait avantage à n’avoir en face d’elle qu’un nombre restreint d’interlocuteurs sociaux, pour mieux les contrôler. Au diable la diversité !

 

Casser le paysage syndical issu de l’après guerre fut donc le leitmotif des "réformateurs", pour, - "centralisme démocratique" revisité - en arriver au presque "syndicat unique", voilà le scénario du film, donnant donnant, sous la houlette du Medef et de la CGPME.

 

Et l’oeil, la plume et la complicité bienveillante de la CGT, et de la CFDT, qui signeront en avril 2008 avec les organisations patronales un accord sur une nouvelle "représentativité syndicale".

 

L’art et la manière d’écraser les petits et de pactiser avec son diable qui amènera à abolir par la Loi du 20 août 2008 la notion de "présomption irréfragable de représentativité" des syndicats.

 

Les délices de la perspective de pensées syndicales uniques, face à un pouvoir politique qui ne survit que par la même recette bi-polaire. Pour simplifier? Non , pour mieux contrôler !

 

Par la règle des "minimum 10%", la mise à mort des petits syndicats ouvriers était décidée, et facilitée la constitution de "syndicats" maison, si utile aux gros employeurs.

 

Mais, en 2009, arrivent les premiers coups de balancier judiciaires : un jugement du tribunal d’instance de Brest daté du 27 octobre 2009 va faire parler de lui.

En effet, un débat sur la nouvelle représentativité syndicale façon Sarkozy a eu lieu devant le Tribunal d’Instance de Brest, où une entreprise locale, mais aussi la CFDT attaquaient la validité d’une désignation d’un délégué syndical FO, au prétexte de l’application des nouvelles règles du code du travail issues de la fameuse loi du 20 aout 2008.

 

Voici les arguments avancés par la défenderesse UD FO du Finistère qui sont contenus dans ses conclusions, reproduites par le site Wk-rh.fr/actualites et le jugement du TI de Brest - 27 octobre 2009 –

 

Le résultat du match CFDT/société SDMO contre FO, qui disait que la loi d’août 2008 était contraire au principe de liberté et d’égalité? Le juge signe une jolie jurisprudence en déclarant que la Loi du 20 août 2008 est contraire au Droit Communautaire (Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et de libertés fondamentales, Charte sociale européenne, Cour Européenne).

 

Un bon bol d’air.

 

Un coup d’arrêt aux attaques à la liberté syndicale, son pluralisme, la liberté d’expression et de revendication consécutives à une loi inique ?

 

Nous verrons bien. En tout cas, chapeau bas aux artistes du Finistère !

 

Un recours en cassation de la CFDT et du ministère du Travail aurait été été déposé le 5 novembre 2009, indique une dépêche AFP citée sur France Info.fr

Ah ! les convergences d’intérêts !


Raphael JORNET

 


http://chroniques-ordinaires-jr.blogspot.com/

http://www.mediapart.fr/club/blog/raphael-jornet/061109/representativite-syndicale-mouture-sarkozycgtcfdt-le-retour-du-baton

http://hlguemene.over-blog.org/article-representativite-syndicale-mouture-sarkosy-cgt-cfdt-le-retour-du-baton--39014326.html


Article publié le vendredi 6 novembre 2009 (15 heures 21) sur le site bellaciao.orghttp://bellaciao.org/fr/spip.php?article93634
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Dimanche 1 novembre 2009 7 01 /11 /2009 18:50

(samedi 24 octobre 2009)

Personnes âgées :

Pourquoi la maltraitance ?

 

Rappel des faits.

 

Le récent scandale de la maison de retraite à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), relance, de plus belle, la question de la place et des conditions de vie de nos aînés dans notre société.

 

Coups, sous-alimentation, absence d’hygiène… Soupçonnée de graves cas de maltraitances sur personnes âgées, la directrice de l’établissement « Les Colombes », à Bayonne, a été mise en examen, le 7 octobre dernier. Dans les médias, professionnels de la santé et élus politiques ont exprimé leur émotion et leur indignation, rappelant, toutefois, que la gravité de ces faits était rarissime en France. Alors, ce nouveau scandale aura-t-il, au moins, le mérite de discuter le problème récurrent des conditions de prise en charges des personnes âgées, dans les maisons de retraites, par les services à domicile ou encore ceux de soins de longue durée ? Suite à cette affaire, la secrétaire d’Etat chargée des Aînés, Nora Berra, a notamment demandé le recensement des structures non agrées par l’Etat, ainsi qu’un renforcement des contrôles de tous les établissements. Mais où seront placés les résidents, si leur établissement ferme et que le gouvernement ne subventionne pas l’ouverture d’autres ? Et, sachant que la maison de retraite des « Colombes » avait été contrôlée, ne faut-il pas revoir les modalités de ces évaluations ? Par ailleurs, on sait aujourd’hui que la majorité des maltraitances sur personnes âgées résultent de négligences passives ; la question se pose donc de savoir si l’ensemble des établissements et services publics agréés possèdent réellement les moyens d’assurer de bonnes conditions de vie à leurs pensionnaires. Un seul exemple : difficile d’imaginer que les soignants disposent du temps nécessaire et digne, pour tout un chacun, de faire manger leurs patients, leur donner la toilette, s’en occuper toute la journée, lorsque l’on sait que les ratios de personnel sont de 0,6 pour un malade âgé en Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes (EHPAD)….

 

Anna Musso

 

Source :http://www.humanite.fr/2009-10-24_L-Humanite-des-debats_Personnes-agees-Pourquoi-la-maltraitance

 


Les « vieux » souffrent d’une discrimination sociale « banalisée »

Par Pascal Champvert, Président de l’Association des Directeurs au service des Personnes Agées (AD-PA)

 

 

En France, les personnes âgées souffrent de discriminations. Tandis que les discriminations sur l’origine ethnique, l’orientation sexuelle, les positions religieuses, etc. sont condamnées moralement et pénalement par la société… celles sur l’âge sont totalement banalisées ! Par exemple, dans le terrible cas de l’affaire de la maison de retraite de Bayonne, on a vu à la télévision un monsieur dire : « c’est vrai, il y avait des personnes âgées attachées, mais il faut bien le faire quand elles sont turbulentes ! ». C’est de la discrimination : imaginez que l’on fasse la même chose à des enfants, tout le monde serait choqué ! Or ce monsieur a seulement dit ce que la société française pense. Il y a un mépris dans nos sociétés occidentales pour les vieux, surtout lorsqu’ils sont affaiblis, handicapés ou malades. Or, comme disait Simone de Beauvoir : « quand je ne regarde pas ce vieux qui est en face de moi, c’est mon propre avenir que je ne regarde pas, je le coupe d’une partie de moi-même ». Alors, pour bien vieillir, il faut que la société nous en donne les moyens ! La première nécessité aujourd’hui est que le gouvernement dénonce et lutte efficacement contre les discriminations faites aux personnes âgées. Ensuite, concernant l’affaire de Bayonne, il s’agit d’un cas rarissime. Si les faits sont avérés, ils résultent d’une accumulation de cupidité, de stupidité avec, peut-être, un brin de perversité. On s’émeut à juste titre de ce scandale. Mais il en existe un autre bien plus grand : la loi de Jean-Louis Borloo sur le développement du secteur des services à la personne autorise n’importe qui, sans formation, à ouvrir un service à domicile et à recruter du personnel (pas forcément qualifié) ! C’est très grave. Pour revenir à la question des maisons de retraite, suite à l’affaire de Bayonne, la secrétaire d’Etat chargée des Aînés, Nora Berra, a demandé que les contrôles soient renforcés. Mais cela ne servira à rien de contrôler trois fois plus les maisons de retraite : il faut cibler les contrôles. Aujourd’hui, la plupart ont lieu dans des établissements qui fonctionnent bien. Car les médecins inspecteurs, notamment ceux de la Sécu, passent plus de temps à surveiller la tarification et les budgets des établissements qu’à vérifier leur fonctionnement. Or, dans chaque département de France, presque un à deux établissements (soit 2 à 3% dans tout le pays) sont suspects. Ce sont ces maisons de retraite qu’il faut contrôler plusieurs fois. Parmi elles, certaines devront s’améliorer, d’autres fermer. Mais, l’un des problèmes c’est que si on en ferme une, on ne sait pas où mettre ses résidents car en France, il manque des établissements et des services à domicile. L’autre problème majeur c’est le manque de personnel à l’intérieur des établissements. Les professionnels s’épuisent et les personnes âgées ne sont pas assez aidées parce qu’il n’y a pas suffisamment de personnel. Ca n’est pas nouveau, c’est un problème récurrent. Pour toutes ces raisons, les pouvoirs publics sont moins exigeants quand ils font des contrôles, parce que s’ils critiquent une maison de retraite, les professionnels leur demandent de leur donner plus de moyens. Actuellement, nous estimons qu’il faudrait doubler le nombre des professionnels de l’aide à domicile et des établissements.

 

Propos recueillis par A.M

 

Source :http://www.humanite.fr/2009-10-24_L-Humanite-des-debats_Les-vieux-souffrent-d-une-discrimination-sociale

 


La politique médico-sociale organise la maltraitance

 

PAR LE DR CHRISTOPHE TRIVALLE, GÉRIATRE À L’HÔPITAL PAUL BROUSSE, AP-HP, VILLEJUIF

 

Selon l’association Alma France, qui a conduit plusieurs études sur la maltraitance des personnes âgées, les violences psychologiques, fi nancières et physiques ont lieu, le plus souvent, à domicile. En institution, il s’agit plutôt de négligences actives (privation des aides indispensables à la vie quotidienne : manger, se lever, s’habiller, aller aux toilettes, utilisation abusive de la contention ou de calmants…) ou passives (oubli, abandon…).

 

Depuis plusieurs années il existe des campagnes d’information pour lutter contre la maltraitance institutionnelle, ainsi que des programmes de formation destinés aux soignants. Pourtant, régulièrement des affaires font la une des journaux pendant quelques jours, puis sont presque aussitôt oubliées. Comment expliquer que ces situations de maltraitance se répètent en maison de retraite (EHPAD), comme en long séjour (SLD), y compris dans les services les mieux formés et les plus vigilants ? L’explication est simple : c’est la politique médico-sociale actuelle qui organise cette maltraitance par la réduction des moyens financiers et humains accordés à ces structures. Depuis vingt ans, les gériatres répètent que les ratios de personnel (infirmières et aides soignantes) par malade sont insuffisants. Le plan « Solidarité grand âge » de 2006 avait pourtant annoncé des ratios de 1 soignant pour 1 résidant. Mais, en 2009, le gouvernement est revenu sur cette promesse et annonce plutôt des ratios de 0,6 en Ehpad et de 0,8 en SLD. Ce qui est totalement insuffisant ! De plus, on assiste aujourd’hui à des marchandages afin de diminuer les moyens financiers alloués aux établissements pour personnes âgées. Ainsi, lors des nouvelles coupes Pathos (Pathos étant l’outil d’évaluation qui quantifie les maladies et les besoins de soins des patients en institution), ce qui est désormais comptabilisé, ce sont les actes réalisés et non les besoins des personnes malades ! Or, l’état de santé d’une personne âgée fragile est fluctuant  : si le risque de rechutes n’est pas pris en compte, la sous-évaluation des besoins est donc évidente. Contre ces pratiques indignes, une équipe de gériatres français, dont je fais partie, a lancé sur Internet la pétition « Personnes âgées : la coupe réglée ! » (1).

 

Car lorsqu’en SLD il y a 3 ou 4 aides-soignantes pour 35 malades très dépendants, il est impossible de les laver, les habiller, les accompagner aux toilettes, les faire manger ou boire correctement. Les soignants sont mécontents de leur travail, ils culpabilisent et peuvent tomber malades. L’absentéisme se multiplie, aggravant encore la situation. L’épuisement professionnel peut alors aboutir, dans certains cas, à de la maltraitance physique vis-à-vis des résidants les plus difficiles. Il est urgent de créer des emplois d’aides-soignantes et d’infirmières (avec un salaire digne) dans les maisons de retraite, les services de soins de longue durée et même les services hospitaliers de gériatrie. Et bien sûr, sans en faire porter la charge sur les malades ou leurs familles. Ce personnel doit être financé sur le forfait soins, car ces personnes âgées sont avant tout des malades, la dépendance n’étant qu’une conséquence chronique de leurs pathologies. C’est la seule façon de lutter efficacement contre la maltraitance en institution. Alors, à quand une véritable politique en faveur de nos aînés dans notre pays ?

 

1) Voir la pétition sur www.mesopinions.com

 

source : http://www.humanite.fr/2009-10-24_L-Humanite-des-debats_La-politique-medico-sociale-organise-la


Derrière la « vieillesse » se jouent les classements sociaux

Par Gérard Rimbert, docteur en sociologie, membre associé du Centre de sociologie européenne, responsable adjoint du pôle Risques psychosociaux du cabinet d’expertise Technologia.

 

Le regard de la société sur les personnes âgées engage plus qu’un regard sur la vieillesse. La catégorie « vieux » dissimule des jugements sociaux derrière une catégorie bien pratique, ayant pour elle la neutralité apparente du constat naturel. On sort ainsi du faux débat sur le côté péjoratif ou non du qualificatif « vieux ». Ce n’est pas l’âge en tant que tel qui est stigmatisé, mais le vieillissement des propriétés sociales. On comprend alors aisément pourquoi deux personnes nées la même année ne vieilliront pas à la même vitesse sociale si l’une perd son logement et passe quinze ans dans la rue, tandis que l’autre préside un conseil d’administration entre deux thalassothérapies. Les maisons de retraite elles-mêmes fonctionnent selon cette mécanique. Ce n’est pas l’âge (ni même l’état physiologique) qui détermine la condition des résidants. Celle-ci dépend au quotidien des possibilités de contourner les règles de vie collective : faire durer le temps des repas, être autorisé à constituer des réserves alimentaires, se rendre dans des lieux interdits. En amont, l’essentiel tient à la relation avec les employés et la direction : les traiter sur un pied d’égalité, échanger plus que des banalités, se comporter en client et non en objet manipulé. Or, que les rapports entretenus avec le personnel prennent la forme d’une interaction amicale ou qu’au contraire, ils se définissent comme une relation de service, l’âge n’a rien à voir. Un résidant s’en sortira mieux que les autres s’il porte en lui le pouvoir qu’il a pu exercer dans sa vie professionnelle, s’il a acquis une aisance rhétorique lui permettant de tenir tête, même si sa voix ne sonne plus très juste, s’il sait jouer de différentes facettes de la personnalité sociale en fonction des interlocuteurs.

 

L’ordre des choses ne réside pas pour autant dans la seule interaction : le réseau social détermine lui aussi fortement cette résistance au statut de reclus. Le choix initial de l’établissement en fonction de la proximité sociale pressentie avec les résidants déjà présents assurera une reconversion de l’identité culturelle dans un lieu où elle aura sa place. Une fois le placement en institution effectué, le réseau social se traduit par des visites qui génèrent deux effets décisifs. Elles apportent un peu d’air frais au résidant, qui s’informe de ce qui se trame à l’extérieur. Le reste du temps, elles sont une épée de Damoclès pour le personnel, qui ne voudra pas risquer d’être dénoncé pour son manque de bienveillance (le réseau prenant intégralement le relais quand le résidant n’est plus qu’un corps…).

 

De telles variables contribuent à forger des images d’Épinal : le grabataire abandonné à l’hospice, le pépère encore vert charmant les résidantes, la grande dame conversant à l’heure du thé, la grand-mère recevant ses arrière-petits-enfants. Le regard de la société sur ses vieillards n’est rien d’autre qu’une ultime mise à l’épreuve des classements sociaux ayant cours de façon plus générale : ce qui est inélégant, ce qui émeut sans faire pitié, ce qui séduit culturellement, ce qui intimide et fait craindre une réprimande.

 

Source : http://www.humanite.fr/2009-10-24_L-Humanite-des-debats_Derriere-la-vieillesse-se-jouent-les-classements

 

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Samedi 31 octobre 2009 6 31 /10 /2009 16:46



Contre la mesure annoncée qui vise à taxer les indemnités des accidentés du travail

Pétition à l'initiative de la Fondation Copernic

 

 

Il y a quelque chose d’obscène dans la mesure annoncée qui vise à imposer les indemnités des accidentés du travail. C’est s’en prendre aux salariés dans leur chair.

Alors que, subordonnés à l’employeur, ils viennent d’être brutalement vulnérabilisés par un accident survenu au travail.


Alors qu’ils ne touchent déjà que 80 % puis 60 % du salaire journalier de base.


Alors qu’ils sont frappés par les franchises médicales et les déremboursements.


Alors que, très souvent, leur avenir est devenu incertain du fait du handicap qu’ils subissent.


La justice serait, au contraire, que les accidentés touchent davantage que la totalité de leur salaire, à titre de réparation.


Ne pas imposer jusque-là les indemnités journalières des accidentés du travail n’était qu’une frêle compensation.


La supprimer serait scandaleux. D’autant que le total des accidents du travail vient d’augmenter de 0,4 % depuis 2 ans. Et que les suicides à cause du travail, et pas seulement à France Télécoms, ne sont pas reconnus légalement autant qu’il le faudrait comme des accidents.


Il faudrait aller exactement dans la voie inverse et mieux prévenir, protéger, réparer les accidents et les victimes. Car il y a 2 morts par jour au travail dans le seul secteur privé, 16 % de plus entre 2006 et 2008. On dénombre 720 150 accidents du travail avec arrêt par an, 46 436 accidents avec incapacité permanente, 37 millions de journées d’indemnisation AT. Les rapports officiels reconnaissent, d’autre part, que le chiffre de 43 832 maladies professionnelles, avec 8, 7 millions de journées d’IT, est largement sous-déclaré.


Ce sont des chiffres ? Non, ce sont des vies. Des dizaines de milliers de vies que l’organisation du travail brise.


Nous appelons à la mobilisation pour réagir, alerter, rassembler tous celles et ceux qui sont scandalisé-e-s, de façon à faire reculer, catégoriquement, cette mesure inique, intolérable, inhumaine.


Premiers signataires :

Pouria Amirshahi (Secr Nat du PS) • Nathalie Artaud (LO) • Clémentine Autain (Fédération Alt soc et ecol) • Olivier Besancenot (NPA) • Gérard Berthiot (1er VP Région Champagne-Ardenne PS) • Eric Beynel (porte-parole solidaire) • Michel Bianco (Collectif le travail tue…) • Martine Billard (députée écologiste) • Jean-Jacques Boislaroussie (Alt) • Luc Boltanski (sociologue EHESS) • Gilles Caron (F.O. Banques) • Leila Chaibi (exécutif NPA) • Jean-Christophe Cambadélis (Secr. Nat du PS) • Annick Coupé (Solidaires) • Claude Debons (Secr nat PG) • Sandra Demarcq (exécutif NPA) • Gérard Filoche (CN PS, inspecteur du travail) • Jacqueline Fraysse (députée PCF 92) • Laurent Garrouste (inspecteur du travail) • Razzy Hammadi (Sec. Nat FP du PS) • Benoit Hamon (Porte-parole du PS) • Lucien Jallamion (Porte-Parole de République et Socialisme) • Régis Juanico (député PS, 42, Trésorier national du PS) • Charles Hoareau (CGT Marseille) • Michel Husson (économiste) • Bernard Lacroix (professeur science politique, Institut Universitaire de France) • Arlette Laguiller (LO) • Pierre Laurent (coordinateur national du PCF) • Frédéric Lebaron (professeur de sociologie, Institut Universitaire de France) • Hervé Le Fiblec (BN Snes-Fsu) • Marie-Noëlle Lieneman (VP région Nord Pas-de-Calais) • Noël Mamère (Député Les Verts) • Philippe MarliéreCaroline Mécary (Copernic) • Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche) • Catherine Mills (économiste spécialiste de la protection sociale) • Roland Muzeau (député PCF) • Willy Pelletier (Copernic) • Christian PicquetJean-Baptiste Prévost (Président de l’UNEF) • Violaine Roussel (professeur de sociologie, université Paris VIII) • Bob Siné (dessinateur, patron de presse) • Annie Thébaud-Mony (sociologue Inserm) • Alain Vidalies (Sec nat entreprises PS) (Universitaire) • (Gauche unitaire) •

 

Signer la pétition

 


MEETING UNITAIRE, 3 NOVEMBRE : Contre la mesure annoncée qui vise à taxer les indemnités des accidentés du travail

OBJET : A l’appel de P. Laurent A. Laguiller, J. Fraysse, JC Cambadélis, B. Hamon, M-N. Lienemann, N. Mamère, M. Billard, JL Mélenchon, O. Besancenot, N. Arthaud, Annick Coupé, Eric Beynel, W. Pelletier, G. Filoche... nous vous invitons au MEETING UNITAIRE qui se déroulera le 3 novembre, Bourse du Travail, à 18h30, Salle Grande Croizat, 3 rue du Château d’Eau, Métro : République.



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Samedi 31 octobre 2009 6 31 /10 /2009 16:29

Kerpape-Elections Professionnelles 22 octobre 2009

Comité d’Entreprise & Délégués du Personnel

 

 

"Ya! Gellet a réomp ! "


 

A l’issue des élections professionnelles du jeudi 22 octobre 2009, le Syndicat CGT du CMRRF de Kerpape reprend le secrétariat du Comité d’Entreprise avec 4 élu-es sur 6  & la majorité  des Délégués du Personnel (4 élu-es sur 8 )... afin de mieux :

 

1) défendre le respect humain dans notre établissement

2) retrouver 12 mois de vrais salaires sur l'année !  Eradiquer la précarité.

3)  défendre la Sécurité Sociale et la qualité des soins

4)  Chercher l'union des personnels et de leurs syndicats dans la lutte pour  une vie plus juste et plus belle.

5) etc ...

 

 

 

la "Dream team CGT"

 

cgt@kerpape.mutualite56.fr

 

 

 

 

 

RESULTATS DES ELECTIONS DES DELEGUES DU PERSONNEL

JEUDI 22 OCTOBRE 2009

 

 

SONT ELUS DELEGUES DU PERSONNEL.

 

 

COLLEGE CADRES / TECHNICIENS

 - AGENTS DE MAITRISE

 

 

TITULAIRES

SUPPLEANTS

Inscrits

358

Inscrits

358

Votants

258

Votants

258

Suffrages valablement exprimés

249

Suffrages valablement exprimés

251

 

 

NOM

Prénom

Syndicat

Voix

Nom

Prénom

Syndicat

Voix

NICOLAS

Nadine

CFDT

96

NEDELEC

Louise

CFDT

90

ROLLAND

Isabelle

CFDT

96

SULTOT

Fabienne

CFDT

89

HOCHET

Gilbert

CGT

70

BACCI

Marc

CGT

72

DEPARTE

Jean-Paul

CGC

47

GOARNISSON

Claire

UNSA

45

 

 

 

COLLEGE OUVRIERS - EMPLOYES

 

 

TITULAIRES

SUPPLEANTS

Inscrits

292

Inscrits

292

Votants

199

Votants

200

Suffrages valablement exprimés

192

Suffrages valablement exprimés

192

 

 

NOM

Prénom

Syndicat

Voix

Nom

Prénom

Syndicat

Voix

ROUAULT

Pascal

CGT

116

LE MEUR

Fabienne

CGT

107

BARHER

M.-Françoise

CGT

116

LANUSSE

Gérard

CGT

107

TAUPIER

Hubert

CGT

116

JAN

Séverine

CGT

107

PENSEC

Andrée

CFDT

31

BERET

Paul

UNSA

35

 

Kerpape, le 23 octobre 2009

G. BENETEAU

Directeur Adjoint

RESULTATS DES ELECTIONS DU COMITE D’ETABLISSEMENT

JEUDI 22 OCTOBRE 2009

 

SONT ELUS AU COMITE D’ETABLISSEMENT

 

COLLEGE CADRES

 

TITULAIRES

SUPPLEANTS

Inscrits

74

Inscrits

74

Votants

64

Votants

64

Suffrages valablement exprimés

61

Suffrages valablement exprimés

60

 

NOM

Prénom

Syndicat

Voix

Nom

Prénom

Syndicat

Voix

JARDEL

Dominique

CGC

50

VERSCHOORE

Pierre

CGC

52

 

COLLEGE TECHNICIENS - AGENTS DE MAITRISE

 

TITULAIRES

SUPPLEANTS

Inscrits

284

Inscrits

284

Votants

196

Votants

196

Suffrages valablement exprimés

189

Suffrages valablement exprimés

188

 

 

NOM

Prénom

Syndicat

Voix

Nom

Prénom

Syndicat

Voix

LE NOC

Loïc

CFDT

98

AUBRY

M.-Josèphe

CFDT

80

HOCHET

Gilbert

CGT

60

BACCI

Marc

CGT

64

 

COLLEGE EMPLOYES - OUVRIERS

 

TITULAIRES

SUPPLEANTS

Inscrits

292

Inscrits

292

Votants

199

Votants

198

Suffrages valablement exprimés

193

Suffrages valablement exprimés

191

 

NOM

Prénom

Syndicat

Voix

Nom

Prénom

Syndicat

Voix

ROUAULT

Pascal

CGT

115

GESSIAUME

Maryse

CGT

116

TAUPIER

Hubert

CGT

115

LE NADAN

Stéphane

CGT

116

BARHER

M.-Françoise

CGT

115

LANUSSE

Gérard

CGT

116

Kerpape, le 23 octobre 2009

      G. BENETEAU

         Directeur Adjoint

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